vendredi 10 août 2018

Quand Alexandre DUMAS s'interessait aux diamants

En 1868 Claude Framinet inventa le "Diamant américain" il partait d un "Quartz" pur et écrivait

"Le Diamant américain a tué le Diamant vrai. il réunit toutes les qualités du Diamant le plus authentique; l'œuvre du chimiste ne diffère en rien de l'œuvre de la nature. Extrait des roches californiennes, le Quartz, qui est la base du Diamant américain, ne présente à la vue, avant d'être traité par le procédé Framinet, qu'une agglomération de cristaux rugueux, incolores et sans transparence, entourés d'une croûte pierreuse. "
Claude Framinet écrivit un livre et demanda a Alexandre Dumas de le préfacer, c'est son texte que je recopie en italique  et vous présente (mes commentaires en Bleu)



Alexandre Dumas père

Vous vous rappelez peut-être qu'à propos de la mer, j'ai eu avec vous une causerie sur les perles.
Et, en effet, les perles sont les vraies filles de la mer ; les huîtres ne sont que les nourrices des perles.
Or, de perle à diamant il n'y a que la main. Une occasion se présente pour moi de vous parler des diamants ; laissez-moi vous parler de ce tyran de la mode, qui seul a le droit d'opprimer la perle.
Je voudrais vous faire l'histoire des quatre ou cinq diamants fameux, qui ont attiré les regards du monde entier et qui ont fait le désespoir des voleurs, attendu que, comme les raisins de la fable enfermés qu'ils sont dans les trésors royaux, ils étaient trop verts pour eux.
Je désire vous faire cette causerie d'autant plus étendue, que c'est presque le testament du diamant. que je vous envoie.
Tout le monde sait, depuis les expériences des chimistes du 18e siècle , et surtout depuis celles du célèbre Lavoisier, tout le monde sait, disons-nous, que le diamant n'est que du carbone cristallisé.
Ces Christophe Colomb de la science ont découvert que le diamant, exposé aux feux des fours de porcelaine, disparaissait sans laisser de traces ; il se volatilise de la même façon en l'exposant au feu de la lentille de Tschirnhausen.




En 1682, le savant saxon Ehrenfried Walther von Tschirnhaus (1651-1708) devient le premier Allemand à être admis à l’Académie royale des sciences. D’abord connu comme mathématicien, Tschirnhaus se fait un nom par ses expériences sur les miroirs et lentilles ardentes de très grande taille ainsi que par la fabrication de lentilles de verre. Ses travaux aboutiront à l’invention de la recette de la porcelaine européenne. Ses miroirs et lentilles ardentes se feront une place dans les laboratoires et les cours de toute l’Europe. Le duc d’Orléans et Lavoisier s’en serviront.

Ces expériences commencèrent par ruiner Lavoisier et plus tard furent cause de sa mort. Ruiné comme chimiste, il voulut refaire sa fortune comme fermier général, et ce fut comme fermier général qu'il eut la tête tranchée avec vingt-sept autres fermiers généraux.
Il y a dans le monde cinq ou six gros diamants. Chacun de ces diamants a l'histoire de son origine plus ou moins pittoresque. Mais avant d'entreprendre cette généalogie, il faut que nous prévenions le lecteur que le prix des diamants varie selon la forme, le degré de transparence, la pureté et la grosseur de la pierre.
La transparence du diamant doit être égale à celle de l'eau; quand on dit : un diamant d'une belle eau, on veut dire un diamant d'une limpidité parfaite.
Inutile de dire que les diamants deviennent plus rares et plus chers au fur et à mesure qu'ils augmentent de grosseur.
Ainsi, supposez un diamant de belle eau, estimé 1,000 fr. ; un autre, aussi parfait, ne coûtera pas, s'il est dix fois plus gros, 10,000 francs, comme il serait logique de le croire.
C'est qu'en matière de pierre précieuse, un diamant dont le diamètre est le double d'un autre doit coûter soixante-quatre fois autant ; s'il est triple, sept cent vingt-neuf fois, et, s'il est quadruple, quatre mille quatre- vingt-seize fois.

De nos jours comment calculer le prix d un diamant? le rapaport:
http://www.diamants-infos.com/taille/calcul-prix.html

Le plus gros diamant qui existe est, sans contredit, celui de l'empereur du Brésil; il pèse 1,730 carats; il vaudrait un prix inestimable, 1 milliard peut-être, s'il n'était atteint de quelques défauts qui affaiblissent son éclat et qui l'ont même fait traiter de topaze blanche par quelques lapidaires de mauvaise humeur.
Après le diamant de l'empereur du Brésil, vient immédiatement celui du grand Mogol; il pèse 279 carats, 

Le grand Mogol est un diamant  aujourd'hui disparu. Il faisait partie du trésor de l'empire Moghol, comme le Trône du Paon et le diamant Koh-i-noor  Ce diamant bleu clair serait, avec 280 carats le cinquième plus gros diamant historiquement connu.

aujourd'hui que la reine d'Angleterre, à qui il appartient, l'a fait tailler. Avant d'être taillé, il pesait un tiers de plus; on l'appelle Kohinoor, en langue hindoue, ou Montagne de lumière.



Petite erreur de Alexandre Dumas Père:Le Koh-i Nor ou Kuh-e Nûr ou Koh-i-Noor (en Persan : کوه نور, montagne de lumière) est un diamant de 105,602 carats soit(21,61 g) car il a été retaillé actuellement monté sur la couronne de la famille royale Britannique

L'ouvrier mineur qui le trouva comprit, en le voyant rouler à ses pieds, qu'il y avait là la fortune d'un prince ; mais, comme en sortant des mines, les ouvriers sont, comme les forçats, fouillés jusqu'aux endroits les plus secrets, celui-ci se fit d'un coup de hache une blessure longitudinale à la cuisse, y cacha le diamant, banda sa cuisse avec son mouchoir, et grâce à cette blessure grave et au sang dont il était couvert, sortit de la mine sans être visité.
La Montagne de lumière fut vendue 100,000 francs d'abord, puis elle passa de main en main, s'augmentant toujours, jusqu'à ce qu'elle s'arrêtât dans celles du grand Mogol, qui la paya un peu plus de deux millions.
Celui qui vient après, et qui même aurait peut-être le droit de venir avant, fut apporté en Europe par un soldat français en garnison à Pondichéry.


 Photographie de Elkan Wijnberg

On appelle ce diamant l'Orloff et il appartint à la couronne de Russie. 
L'Orlov (quelquefois écrit Orloff) est un grand diamant dont la forme et les proportions sont celles de la moitié d'un œuf de poule. Cette pierre a été volée au xviie siècle à Mysore dans un temple Hindou en Inde du sud, puis achetée par Grigori Orlov pour l'offrir à Catherine II de Russie. Le diamant est maintenant exposé à la fondation du diamant au Kremlin, où il orne le Sceptre Impérial.


Le régent

Le Régent, ainsi nommé parce qu'il fut acheté par le duc d'Orléans à l'époque de sa régence, pèse cent trente sept carats, 

Le Régent est un diamant blanc découvert en 1698 à golconde  en Inde du Sud. Il tient son nom du régent Philippe d'Orleans l'un de ses premiers acquéreurs. Une des pierres précieuses les plus remarquables parmi les joyaux de la couronne de France  considéré comme le diamant le plus pur et le plus beau du monde, arboré entre autres par le roi Louis XV, la reine Marie Antoinette et l'empereur Napoleon Ier il est conservé depuis 1887 au Musée du Louvre.(wikipédia)



Reste le Sancy.



Le Sancy était une des trois pierres précieuses que Charles le Téméraire portait sur son casque à la bataille de Nancy ; les deux autres étaient un rubis et une émeraude.
Un coup de masse les fit sauter du casque.
Le rubis et l'émeraude furent perdus. Un soldat suisse trouva le diamant et le vendit à un prêtre pour un florin.
Il passa des mains du prêtre dans celles d'Antoine, roi de Portugal, qui, fuyant de ses États et errant en Europe, s'en défit dans un moment de gêne pour cent mille francs que lui compta Harlay de Sancy, trésorier général de France.
. De là vient que le diamant prit le nom de Sancy.
Harlay de Sancy fut envoyé comme ambassadeur en Suisse. 
Il se trouvait à Soleure, lorsque Henri III lui écrivit :
« Envoyez-moi votre diamant par un homme sûr, afin que je m'en fasse une ressource d'argent. »
Le domestique qui, en effet, était un homme sûr, dit à son maître en partant :
Si je suis arrêté par des voleurs  j'avalerai le diamant. Ou les voleurs me. tueront et alors vous demanderez mon corps ; ou ils me laisseront passer et alors .le 'diamant arrivera à sa destination.
Le domestique partit avec le diamant, fut attaqué par des voleurs, l'avala, et fut tué d'un coup de poignard.
Sancy fit revenir le corps de son fidèle serviteur, en fit faire l'autopsie et retrouva le diamant.
Cette pierre précieuse, qui pèse cent six carats, fut vendue par Henri III, à qui Sancy la renvoya, à des juifs allemands, chez lesquels on la perd un instant de vue. On sait seulement qu'en 1668, le Sancy appartenait à Jacques II qui le vendit à Louis XIV. Louis XV le porta à son couronnement, puis pendant cent ans il disparaît, puis enfin il est vendu au grand veneur de l'empereur de Russie, qui le paye cent mille roubles, c'est-à-dire deux millions.
A l'époque où je fis Monte-Cristo, voulant introduire une empoisonneuse dans mon roman, je me mis avec acharnement à faire de la chimie avec mon ami le vicomte de Ruolz.
Il avait déjà, à cette époque, trouvé l'argenture et la dorure sur métaux.
Il portait d'habitude, à sa cravate, un petit diamant qu'il avait fait lui-même en cristallisant du carbone.
Seulement, comment la transmutation s'était elle opérée? Il n'en savait rien lui-même. Un beau jour, dans le creuset abandonné depuis près de trois semaines, le diamant, gros comme un grain de chènevis, s'était trouvé tout formé. Sous quelle condition de chaleur factice, sous quel rayon d'ardent soleil la transmutation tant cherchée au grand jour s'était-elle mystérieusement accomplie? Il n'en savait rien lui-même, mais le fait était là.
Ce diamant fut estimé 80 francs.
Ici, vous le comprenez bien, la discussion n'est point dans la grosseur du diamant, mais dans le fait de sa mutation de carbone en cristal; il est évident qu'un jour ou l'autre on fera du diamant artificiel et que dans cette recherche M. Desprez a déjà obtenu des résultats remarquables.
Le grand malheur de l'alchimie, qui a préparé tant de découvertes précieuses à la chimie sa fille, est de s'être occupée de la transmutation de l'or, transmutation impossible, puisque l'or est un corps simple. Il est évident que si les grands alchimistes avaient usé à essayer de faire du diamant autant de temps qu'ils en ont usé à essayer de faire de l'or, ils eussent incontestablement réussi.
Maintenant un homme qui n'est aucunement chimiste vient de trouver, non pas la mutation du carbone en diamant, mais un diamant nouveau, aussi beau, aussi pur que les plus beaux et les plus purs diamants sortis des mine de l inde et du brésil.
Le nom de la pierre, du cristal, du quartz, du mica, d'où il le tire, est un secret. Le plus habile lapidaire s'y trompe.
Cet homme, s'il eût été un fripon, faisait sa fortune du coup. Une paire de boucles d'oreilles vendue par lui à un capitaine au long cours pour la somme de vingt francs, a été vendue par celui-ci au premier lapidaire de New- York pour la somme de vingt dollars.
Mais ce n'est pas une erreur, ce n'est pas sur une spéculation déloyale que l'intelligent inventeur a établi ses espérances de bénéfices. Il sait combien de vols de diamants ont été accomplis, et, les diamants une fois volés et surtout une fois démontés, quelle est la presque impossibilité de les reprendre aux voleurs.

Il y a eu, depuis cent ans, trois fameux vols de diamants.



Le premier est celui des diamants de la couronne, fait au Garde-Meuble en 1792.
Un décret de l'assemblée avait ordonné que l'inventaire des diamants de la couronne fût fait. On avait l'habitude à cette époque de les exposer, depuis la Quasimodo jusqu'à la Saint-Martin, le premier mardi de chaque mois.
Après les journées du 10 août et du 2 septembre, on craignit pour ce riche dépôt, puis il fut enfermé, et la commune de Paris, qui avait la gérance du domaine de l'état, mit les scellés sur les armoires dans lesquelles étaient déposés la couronne, le sceptre, la main de justice, les autres ornements du sacre, enfin la chapelle d'or léguée à Louis XIII par le cardinal de Richelieu; plus, la fameuse nef d'or pesant 600 marcs.
A ces objets était jointe une quantité prodigieuse de vases d'agathe, d'améthyste, de. cristal de roche, etc., etc.
Tous les trois jours, Sergent et deux autres commissaires de la commuue faisaient une visite au Garde- Meuble.
Le 17 septembre, à peine entrés dans le Garde-Meuble, ils s'aperçurent que des voleurs s'étaient introduits en escaladant la colonnade, avaient brisés les scellés, forcé les serrures et enlevé le trésor.
Aucune trace de leur passage n'était restée. On fit de nombreuses arrestations, mais qui n'amenèrent aucun éclaircissement.
Un jour, vers le 24 septembre, Sergent reçut une lettre anonyme qui lui indiquait qu'une partie des objets volés était enfouie dans un fossé de l'allée des Veuves.
Sergent prévint ses collègues. Une fouille fut faite, et l'on retrouva le diamant le Régent et la coupe connue sous le nom du calice de l'abbé Surger.
Beaucoup de bruits coururent à cette époque ; les uns dirent que le vol avait été fait au profit des émigrés, les autres que l'argent provenant du vol avait servi à payer l'insurrection de la Vendée qui devait éclater le 10 mars suivant.

Le second vol de diamants qui a laissé un souvenir dans la société parisienne est celui de la princesse Santa- Groce, née Belmonte-Pignatelli et veuve d'un prince romain.
Elle s'était réfugiée en France à la suite des revers éprouvés par nos armées en Italie pendant que Bonaparte faisait la conquête de l'Égypte.
Mme Santa-Croce, très-riche, tenait en exil une petite cour. Au nombre des famillières de la princesse se tenait une Mme Goyon des Rochettes, veuve d'un ancien gouverneur de Longwy et passant pour être mariée au comte Lamparelli, également exilé.
Un certain marquis de Loïs, nouvellement rayé de la liste des émigrés et de retour à Paris depuis un mois, vit à l'Opéra la princesse couverte de ses diamants, et près d'elle une très jolie femme qui n'était que Mme Lamparelli.
Alors vint au marquis de Loïs cette méchante idée de faire sa maîtresse de Mme Lamparelli et de se servir d'elle pour voler les diamants de la princesse.
Au bout de huit jours la moitié de la besogne était faite; restaient les diamants.
On s'associa deux voleurs de profession nommés Bisson et Fresneau, et un soir que la princesse dînait chez l'ambassadeur d'Espagne, le vol fut consommé.
Les deux voleurs, en possession des parures de la princesse, se rendirent immédiatement chez un joaillier du Palais-Royal connu parmi les voleurs pour acheter les objets de provenance suspecte.
Le joaillier commença par voler les voleurs d'une assez singulière façon : parmi les diamants, il y en avait un de la grosseur d'une noisette qui valait 10,000 francs; le joaillier avait par hasard en imitation, un morceau de cristal taillé, de la même grosseur et du même aspect ; il escamota adroitement le vrai diamant, après l'avoir démonté, parut examiner l'autre avec attention, déclara que le diamant était faux, et comme preuve, il l'écrasa d'un coup de marteau.
Les voleurs ne reçurent donc qu'une somme de 15,000 francs qu'ils partagèrent loyalement avec ceux qui leur avaient fait faire le coup, puis il disparurent.
Le joaillier du Palais-Royal avait gagné à lui seul 150,000 francs.
Des recherches furent faites, mais d'abord sans résultat aucun. La princesse était loin de soupçonner sa meilleure amie et le marquis de Loïs d'être complices d 'un pareil vol : mais voici ce qui arriva :
Fresneau et Bisson avaient trouvé dans une armoire du galon d'or à livrées ; ils s'en étaient emparés.
Pensant que dans un vol aussi important que celui des 300,000 francs de diamants, on ne ferait aucune attention à un mètre ou deux de galon, ils allèrent pour le vendre à un fripier.
Mais les galons étaient portés sur le catalogue des objets soustraits qui avaient été affichés et distribués à profusion. Le fripier les reconnut, fit arrêter les voleurs, et, grâce à leurs révélations, tous les coupables furent bientôt entre les mains de la justice.
Le marquis et le joaillier furent condamnés à douze ans de fer ; Mme Lamparelli à douze ans de réclusion.
Elle et le marquis moururent sans avoir eu le temps de subir leur peine.
Le joaillier sortit en 1813 du bagne de Rochefort. 


Mademoiselle Mars.jpg

Tout le monde se rappelle le fameux vol des diamants de Mlle Mars.

Anne-Françoise-Hippolyte Boutet, dite Mademoiselle Mars, est une comédienne française, née le 9 février 1779  à Paris où elle est morte le 20-mars-1847
Les diamants les plus connus sont ceux des actrices. Quoique forts nombreux, ceux de Melle Mars avaient paru si souvent devant le public, que le public eût pu, presque aussi bien qu'elle, en faire le catalogue.
Je me rappelle très-bien les détails de ce vol parce qu'il fut fait le t9 octobre 1827, quelques jours après la lecture au Théâtre-Français de mon drame de Christine, qui m'avait, d'une façon un peu plus familière ouvert les portes de l'hôtel de MIlB Mars.
Elle avait pour femme de chambre une Suissese, née à Orbes et nommée Constance Richard; cette femme de chambre était mariée avec un nommé François-Jean Mulon, qu'à cause de son teint bruni, on appelait familièrement Scipion l'Africain.
Mlle Mars avait la plus grande confiance en Constance; c'était elle qui était chargée de porter au Théâtre-Français et d'en rapporter le coffret renfermant toutes les parures de Mlle Mars, lesquelles pouvaient atteindre une valeur de 450 à 500,000 francs.
Le 19 octobre 1827, Mlle Mars, qui ne jouait pas, dînait chez Mme Armand, femme du sociétaire du Théâtre- Français, bien connu sous ce nom, avec lequel il a, pendant soixante ans, joué les jeunes premiers et les amoureux.
Vers onze heures du soir, Armand, qui n'avait pas dîné avec ces dames, entra, s'approcha de Mlle Mars et lui dit :
Ma chère camarade, armez-vous de tout votre courage; j'ai une mauvaise nouvelle à vous apprendre.
Pourvu qu'il ne soit rien arrivé à ma bonne mère ou à mon beau-père, l'excellent 
Walville, vous pouvez tout me dire, mon cher Armand, répliqua avec calme Mlle Mars.
Tranquillisez-vous, il ne s'agit que d'une perte d'argent : vos diamants sont volés.

Mlle Mars n'était pas très-riche à cette époque; une perte de 500,000 francs, douloureuse pour tout le monde, l'est encore plus pour une artiste, surtout lorsqu'elle porte sur des bijoux dont elle se sert tous les jours.
Mlle Mars jeta un cri, demanda ses chevaux et partit.
En arrivant chez elle, Mlle Mars trouva le commissaire de police qui verbalisait.
C'était Constance elle-même qui, pour dérouter les soupçons, avait dénoncé la disparition de la cassette qu'elle avait remise à son mari. Aussi personne ne songeait à elle, lorsque des nouvelles arrivèrent de Genève et dénoncèrent le coupable.
Mulon avait démonté les diamants, et des parures il avait fait un lingot d'or, qu'il avait voulu vendre à un orfèvre à son arrivée à Genève.
Le vol de diamants avait été relaté sur tous les journaux. L'orfèvre genévois se douta de quelque chose; il fit arrêter Mulon. Déjà quelques soupçons planaient sur lui : on avait su qu'il avait quitté précipitamment Paris et qu'il avait changé, avant de partir, deux billets de banque pour de l'or.
Outre les diamants, deux billets de banque avaient été volés : c'était évidemment ceux-là que Mulon avaient changés avant de partir. Mais Mulon arrêté, les diamants ne se retrouvaient pas : il prétendait les avoir jetés, en passant, dans le Rhône, de peur d'être poursuivi et dénoncé par eux.
Un hasard providentiel empêcha qu'ils ne disparussent. Mulon avait été arrêté et conduit à la prison, tel qu'il était vêtu lors de sa visite chez l'orfèvre. Une fois en prison, il demanda ses vêtements et surtout ses bottes.
Cette insistance à demander ses bottes inspira des soupçons à l'agent chargé de transporter la garde-robe au cachot de Mulon, il fouilla dans les bottes et y trouva les diamants. Il n'y avait plus à nier. Il s'agissait de l'extradition. On fut deux mois à la solliciter du  
gouvernement suisse.
Amené en France, Mulon fut jugé à Paris le 31 mars 1828.
Devant le tribunal il fut convaincu et finit par avouer.
Voici comment le vol s'était opéré : Du moment où il fut convenu, Constance ouvrit chaque soir une fenêtre du rez-de-chaussée qui communiquait avec la rue de La Roçhefoucauld. Mulon, qui se promenait de long en large dans la rue, s'approchait de la fenêtre où Constance lui disait : « Impossible ! madame dîne à la maison. »
Enfin, le jour où Mlle Mars dîna chez Armand, Constance tendit la main à son mari qui escalada la fenêtre, armé d'une pince, fit sauter la serrure du meuble qui renfermait le coffret, prit les deux billets de banque qui se trouvaient dans le secrétaire et sortit par le même chemin par où il était entré.
Mulon et sa femme furent condamnés chacun à dix ans de travaux forcés.
Le premier subit sa peine au bagne, où nous allons le retrouver tout à l'heure; quand à Constance, les portes de Saint-Lazare ayant été forcées à la révolution de 1830, elle en profita pour s'évader.
Mlle Mars avait alors cinquante-trois ans; tous les journaux racontèrent, qu'interrogée sur son âge, suivant l'habitude, par le président, elle avait répondu à voix basse d'une façon presque inintelligible : Trente-neuf ans!
La chose est possible.
Cette publicité donnée à l'âge d'une femme, qui représente tous les soirs des ingénues, des amoureuses et des jeunes premières, devait être redoutée de l'illustre comédienne ; mais tous ceux qui ont fréquenté sa maison avec une certaine familiarité, ont vu dans son salon un petit meuble de Boulle qui avait été donné à sa mère par Marie-Antoinette. La mère de Mlle Mars était accouchée le même jour que la reine.
Marie-Antoinette fit un cadeau à toutes les femmes de France accouchées le même jour qu'elle. Ce petit meuble de Boulle portait la date de la naissance de Mlle Mars, laquelle remontait, comme celle de la duchesse d'Angoulême, à 1778.
Or, jamais Mlle Mars n'a cherché à cacher son âge à ses amis.
En 1834, visitant le bagne de Toulon, je m'entendis appeler par mon nom.
Je me retournai.
Celui qui m'appelait était un forçat tenant une petite boutique de coco sculpté, de paniers en pailles et d'autres bimbeloteries telles qu'on en fait au bagne.
J'allai à cet homme, tout étonné de ma popularité, qui était descendue jusque chez les bonnets rouges.
Cet homme avait l'air parfaitement heureux ; il m'accueillit avec un sourire joyeux, me laissa quelque temps fixer les yeux sur lui et me dit :
Allons, je vois bien que vous ne me reconnaissez pas.
Je dois avouer, répondis-je, que je ne me rappelle pas où j'ai eu le plaisir de vous voir.
Oh ! je m'en rappelle bien, moi, dit-il. C'est chez Mlle Mars que je vous ai vu.
Ah ! fis-je, en effet.
Oui, oui, dit-il en riant. C'est moi qui lui ai volé ses diamants.
Il paraît que vous ne vous repentez pas trop de l'affaire ?
Ah! non, monsieur, et je ne changerais pas ma place contre celle de cocher, que j'avais à ce moment-là.
Vraiment!
D'abord, monsieur, ici, je suis on ne peut plus considéré; il n'y a pas une personne qui vienne, qui ne dise aux surveillants : « Montrez-moi donc Mulon, celui qui a volé les diamants de Melle Mars. »
Alors les personnes viennent et me font mille politesses; je leur donne des détails sur le caractère de Melle Mars, çà les intéresse.
Elle n'était pas bonne, vous savez, Melle Mars.
Le fait est qu'elle avait ses jours.
Oui, qui venaient plus souvent que tous les dimanches.
Voyons, qu'est-ce que vous allez m'acheter, monsieur Dumas?
Montrez-moi vos bibelots.
Je lui achetai en effet pour une dizaine de francs. Nous causâmes un quart d'heure. Ce drôle-là .avait connu tous ceux qui venaient chez Melle Mars, et par conséquent tout notre monde artistique. Je comprends que sa conversation devait avoir un certain intérêt pour le public voyageur, toujours inquiet d'anecdotes;
En 1834, époque où je le vis, il n'avait plus que quatre ans à faire; mais lorsque son jour de sortie fut arrivé, ce fut lui qui ne voulut plus sortir, il avait amassé pendant ses dix années de bagne, dans son commerce de chinoiseries, une dizaine de mille francs. Libre et sortant, pouvant compléter son étalage, il espérait gagner le double . Gomme il s'était très bien conduit pendant ces dix ans de bagne, je crois que la permission lui fut accordée d'y rester dix autres années.




1880 Journal du Loiret

Eh bien, voilà ce qui arrivera, quand on connaîtra les imitations de M. Framinet :
C'est qu'on aura, pour la satisfaction de. son amour- propre, des. diadèmes, des colliers, des bracelets, des boucles d'oreilles en vrai diamant qui resteront soigneusement enfermés dans quelque endroit inaccessible aux voleurs et que l'on montrera à ses amis. Ces diamants véritables seront imités à s'y méprendre par les diamants feux Framinet. Une parure de trois mille francs fera l'effet d'une parure de cent mille, et ceux-là que les femmes du mondé mettront pour aller au bal, et les artistes dramatiques pour aller au théâtre. 




Les voleurs s'y tromperont d'autant mieux, que, moi, qui croyais me connaître en diamants, suis resté ce matin dans une hésitation de quelques minutes pour reconnaître à la loupe, au milieu d'une boite de bagues, les bagues portant des diamants faux des bagues portant des diamants vrais, et je le répète, parce que c'est là où est ma conviction, c'est pour le théâtre surtout que cette invention si remarquable va être utile.
Les artistes qui ont de vrais diamants tremblent toujours pour leurs pierres; elles ont peur du coiffeur qui entre dix fois par soirée dans leur loge ; elles ont peur de leur femme de chambre, chargée du soin de la précieuse- cassette; elles ont peur de tout et même des amies qui viennent les voir.





Plus de craintes pareilles : qu'elles fassent monter ces nouveaux diamants, et je défie, si la monture et l'écrin sont absolument pareils, qu'elles distinguent elles-mêmes l'écrin qui renfermera la parure de 500 fr. de celui qui renfermera la parure de 100,000.
Eh bien, quand les voleurs ne seraient retenus, ne pouvant distinguer les diamants vrais des faux que par la crainte de voler de faux diamants au lieu de vrais et d'aller aux galères pour un vol de cinquante francs, cette invention, il me semble, aurait déjà rendu un grand service à la société, en jetant le doute dans l'esprit de ces illustres industriels.
Puis, au point de vue moral, une jeune fille belle et sans fortune débute, et presque toutes débutent dans ces conditions ; elle a besoin pour ses débuts de colliers, de bracelets, de bagues, de peignes, de bijoux enfin; elle craint d'être ridicule en portant des bijoux visiblement faux; elle craint d'être compromise en portant des bijoux vrais. Du moment où il sera impossible de distinguer les bijoux vrais des faux, elle  achètera des bijoux faux, et ce ne sera dix ou vingt mille francs qu'il faudra pour ses débuts , ce sera trois ou quatre cent francs

Signé Alexandre Dumas.

Notre grand alexandre Dumas fut quand même abusé car Framinet vendait apparemment du verre au plomb 



Et dans le courrier des hotels et guide du commerce en 1871 il est enregistré "Bijouterie fausse"

En 1893 Framinet vendit son affaire à un dénommé De Bluzze qui avait encore plus que lui le sens de la réclame"....plus c'est gros.....".



Ci-dessous texte publicitaire  qui de nos jours serait interdit


Cela me rappelle les émeraudes Gilson, qui reconstituait à partir de vilaines émeraudes des émeraudes pures, plus belles que les vraies (enfin, c'est ce qu il disait!!!)


dimanche 22 juillet 2018

Marzo encore un joaillier Arts Déco de la rue de la paix un peu oublié

1925:  que Dusausoy, Van Cleef & Arpels, Boucheron, Lacloche ou Templier aient obtenu un grand prix à l exposition des Arts Décoratifs de Paris,  on le sait,  mais Marzo??? l un des grands Prix de l exposition. 
Pourtant Marzo!! 22 rue de la Paix à Paris??
Alors j ai cherché son histoire et j espère que ceux qui me lisent m'aideront à  la compléter .

Lorenzo Marzo

Même le"dictionnaire international du bijou " dont les histoires des grands me font souvent de la peine, n'en parle pas, enfin si!!!, dans le dictionnaire, une grande intellectuelle espagnole parle d un Marzo

Amelia Aranda Huete

Conservadora de Relojes y de Plata.

Dirección de las Colecciones Reales

Palacio Real




Mais ce n'est pas le nôtre, c'est son oncle  Francisco Marzo, joaillier et orfèvre Espagnol décédé en 1891, grand fournisseur de la famille Royale d'Espagne.  et son affaire a été dissoute apres le décès de Francisco Marzo.



Service fabriqué pour la Couronne d 'Espagne par Francisco Marzo en 1878 , un peu lourd , mais dans le style de l époque.  qui était il? un excellent article ci-dessous


MARZO (FRANCISCO) oncle de Lorenzo Marzo

]oaillier et orfèvre espagnol (Madrid, deces en 1891). Il accomplit une grande part de son activité artistique au service de la famille royale, comme en attestent les nombreuses factures de bijoux acquis notamment par la reine Isabelle II. A partir du 18 mars 1875, Francisco Marzo assume les fonctions d'aide du garde des joyaux de Sa Majesté, charge étroitement liée à l'art de l’orfèvrerie. Le
28 janvier 1886, il devient titulaire de cet office et se voit nommé garde des joyaux de la princesse
des Asturies. Il ouvre un atelier et un magasin au 4, carrera de San ]erónimo, ce qui indique qu'il a
reçu les lettres de maîtrise au sein du collège congrégation de Saint Eloi de la corporation des
orfèvres à Madrid.
Après s'être établi comme joaillier, il réalise pour le mariage d'Alphonse XII et de Marie-Mercedes d'Orléans, célébré le 23 janvier 1878, une couronne royale de diamants avec motifs décoratifs héraldiques, un collier et des pendants de perles que le roi offre à sa future épouse, ainsi qu'une épée munie d'un pommeau orné d'une représentation allégorique, présent de la future reine au roi.
Il exécute également les bijoux destinés au deuxième mariage du roi avec Marie~Christine de Habsbourg-lorraine : une couronne ducale, un diadème, un collier, une agrafe de corsage, une épingle de parure, et deux bracelets de brillants montés sur or fin. Vers la même époque, il exécute les bijoux pour les cérémonies de mariage des infantes Paz et Eulalie de Bourbon, sœurs d'Alphonse XII. ^




Pour cette dernière, il façonne un diadème serti de perles et de brillants, présent de la reine Marie-Christine, ainsi qu'un collier de perles et de brillants, cadeau des ducs de Montpensier. Le 2 juin 1890, Marzo établit une facture pour trois épingles à cheveux serties de 407 brillants destinées aux soeurs d'Alphonse XIII - la princesse des Asturies et l'infante Marie-Thérèse. Comme d`autres joailliers il vend, dans sa boutique, des objets en argent. Il convient de mentionner le service à thé de style Louis XV, comprenant neuf pièces, acquis par la reine Marie-Christine, et les calices destinés à être offerts par le roi à l'occasion de la fête de l'épiphanie. Pour pratiquer cette activité, il bénéficie d`une marque personnelle approuvée par la corporation, qui se compose, disposés sur deux lignes, de la première lettre de son prénom et de son patronyme complet : F./MARZO. Durant les dernières années de sa vie, il constitue une société avec les joailliers García et Florez. I’entreprise se consacre principalement à la vente de bijoux. Elle est dissoute après le décès de Marzo. 


Article tiré du dictionnaire international du bijou écrit par Amélia Aranda Huete Docteur en Histoire de l’Art a Madrid



Revenons a Lorenzo (Laurent) 

S' il est dit par la famille qu' il a appris le métier avec son oncle, cette même famille au niveau de ses arrières petits enfants explique: " Laurent a commencé sa carrière dans une platerie à Madrid, avec son oncle." Platerie étant une affaire d orfèvrerie, bien entendu., mais que vint-il faire en France ?
Cette affaire de Madrid eut une importance considérable, mais  apparemment quand Francisco meurt en 1891 à Madrid, la société est dissoute, alors comment Laurent (Lorenzo) la fait-il revivre? 

De qui  et d' ou vient Don Lorenzo Marzo?? Carla Cruz(son arrière petite fille) m a expliqué que Lorenzo est le fils de  Juan Marzo y Rosa Carles, elle pense qu il n avait pas de frère, Lorenzo s'est marié avec  Elvira Altuna, ils ont eu 3 fils


               



1868 à Paris , nous retrouverons plus tard cet homme Mr Laillet, commis bijoutier qui habite 6 rue de Sévigné et qui épouse Melle Diez modiste rue vieille du temple à Paris. Il s associera plus tard  avec Laurent Marzo.

Mais Lorenzo Marzo, quand vient il en France?  La famille pense qu il reprend l affaire familiale, mais nous savons que son oncle – ou – Francesco Marzo, fondateur de la société espagnole – est mort en 1891, et Amelia Aranda Huete, nous précise dans le dictionnaire international du Bijou que : Durant les derniers années de sa vie, il constitue une société avec les Joailliers Garcia et Florès . L entreprise se consacre principalement à la vente de bijoux. Elle est dissoute après le décès de Marzo 
Mais je lis aussi dans  son dossier de Légion d'honneur  qu'il est venu en France en 1892




Ce qui veut dire qu' il n'a pu continuer la Société dans laquelle son oncle avait fait entrer deux bijoutiers Garcia & Flores,et qu'a la mort de son oncle il a 26 ans, et  qu' il arrive en France à 27 ans, il travaille comme ouvrier bijoutier jusqu'en 1901 date à laquelle il s'établit a son compte



Voici le poinçon de maître que  Lorenzo Marzo, va déposer auprès des  services de la garantie française le 6 juillet 1901, les initiales L.M. une tenaille comme différent et l adresse est 207 rue Saint Honoré.
Le différent explications:

Différent c'est le sigle qui se trouve entre les lettres du poinçon pour eviter les doublons
mon poinçon par exemple c'est JJ......R et au milieu une croix celtique. Personne ne peut avoir ou avoir eu dans l histoire un poinçon semblable
Admettons qu un, Joseph Jules Rastaquouere demande un poinçon ses initiales seront les mêmes que les miennes donc..pour se différencier, il devra choisir un motif central different qui n a jamais été utilisé. Et s il choisit  une tenaille comme Marzo,  cela donnera " JJ tenaille"R



207 rue saint honoré Paris








1904 dans l annuaire, Marzo et son atelier sont bien inscrits  au 207 rue saint honoré



Cette paire de boutons de manchettes est datée par un marchand en 1905 platine et diamants, possible! mais!!!


Dans mes recherches j ai découvert un site internet de bijoux actuels très récent: ttps://blackarat.com/
et ce site de joaillerie fait remonter son appartenance à Francisco Marzo, alors ceux qui me connaissent vont comprendre la suite!!!!!
Je les ai contactés et une personne m a répondu qu'elle était directement descendante de Lorenzo Marzo, qui était le grand père de sa mère

Lorenzo Marzo est le neveu de Francisco Marzo grand orfèvre Espagnol:  et c'est toujours à l heure actuelle l orfèvrerie fabriquée par Francisco Marzo qui sert pour les dîners officiels royaux en Espagne.
Son frère Juan Marzo  époux de Rosa Carles eut un fils , celui qui m intéresse , Lorenzo Marzo
Lorenzo eut trois enfants:  Rafael Marzo, qui  épouse Conchita  Cuesta . 
Raphael eut 4 enfants:  Si j'ai bien compris la dernière qui s'appelait Angeles Marzo eut 8 enfants, dont Carla Cruz qui a répondu à mon courrier.

Nous avons donc commencé à échanger avec Mr Gilles Not qui est aussi proche de la famille 
Son arrière grand mère qu il a bien connue était la belle soeur de Lorenzo Marzo
Il est apparenté  aux Marzo de par la première épouse de Lorenzo, Elvira Altuna  qui est decédée en 1916 , c'est avec sa première épouse qu'en 1929 Lorenzo fut enterrée au cimetière des batignoles

Nous compléterons plus tard après la sortie de mon article car j ai déjà beaucoup avancé au vu des nombreux mystères qui entourent Laurent Marzo (Lorenzo pour les Espagnols).




la maison Bonhams ( maison de qualité) date cette grande broche de 1910, comment? a t elle une facture? est ce de mémoire de la personne qui l a vendue? poinçon?  difficile.




en 1911 je decouvre que Laillet et Marzo sont abonnés au téléphone en tant que Joailliers rue de la Paix, au 22 .




En effet le 3 mai 1911, ils ont constitué pour 10 ans une société en nom collectif, Je n ai relevé  nulle part de Poinçon de Maître au nom de Laillet, ce qui ne veut pas dire qu' il n'était pas fabricant, mais je  pense qu 'il ne l'était pas.
Ce devait être le poinçon de Marzo qui devait servir aux deux.



1910: La maison Christies nous apporte une précision pour ces jumelles de théâtre, mais la date???

PAIRE DE VERRES BELLE EPOQUE DIAMOND ET EMAIL OPERA, DE MARZO
Décoré avec un design linéaire en émail noir, avec une bordure en losange rose et un détail de pince en onyx et diamant, vers 1910, avec des traces d'or françaises, dans un étui en cuir véritable par Marzo, ParisSigné Marzo Paris Madrid

Marzo Paris Madrid, important en attendant de trouver mieux sur l affaire de Madrid



Sotheby's date cette belle broche diamants en 1910
De forme ovale à motif ajouré avec un diamant circulaire, dans un cadre rehaussé de diamants de taille similaire, signés Marzo, Paris, marques françaises.





Carla Cruz (arrière petite fille de Lorenzo) a eu la gentillesse de m adresser cette photo de son arrière grand père, mais la date? , ,    admettons que Rafael ait eu 13-14 ans sur cette photo, la photo aurait été prise en 1907-1908. Mais la femme de Lorenzo n'est pas présente?




En aout 1911 Marzo et Laillet ont le téléphone et sont dans l annuaire


Photo aimablement  adressée par Carla Cruz, de Lorenzo et son fils Rafael, , difficile a dater, 1910??



1911 Lorenzo Marzo est membre du bureau de la chambre de commerce espagnole a Paris



1914: Tiré des Archives diplomatiques grâce au merveilleux site Gallica: Marzo est à Paris et à Biarritz




Ces pendants d oreille sont de Marzo, mais les dater????   1915???




Le Roi Alphonse XIII d'Espagne aimait les bijoux de Marzo, et il aimait beaucoup Biarritz, donc Marzo étant son fournisseur se devait d'être à Biarritz



En 1915, modification de cette société avec Laillet, le fond de commerce est attribué a Laurent Marzo


Sur le net, dans les résultats des salles de ventes peu de bijoux de Marzo . Pourtant cette tiare appartint a une famille aristocratique espagnole , elle est parfaitement ajustée dans l' écrin et la maison de ventes l'a datée de 1915.  



Le 32 Calle de Alcala à Madrid ou Laurent  Marzo aurait eu boutique




1915 une tiare magnifique et sous le couvercle de l'écrin, Marzo avec une couronne (je pense que c'est en tant que  fournisseur des Rois d Espagne) l' adresse du 32 Calle Alcala de Madrid,   Puis Biarritz et le 22 rue de la Paix à Paris. Plus de 53 carats de diamants, 39ct 79 d'émeraudes de Colombie. Mais, il y a un mais.... , en attendant que je vérifie car sur un site internet de vente je lis
Un tiare émeraude et diamant de Boucheron dans un étui ajusté par Marzo. L'émeraude centrale coupée en carré au milieu d'un panneau ajouré effilé de motifs de feuillages déroulants, monté sur une bande sertie de six émeraudes à coupe échancrée et graduée, entrecoupées de panneaux ajourés avec des pinces à diamants en pointe de couteau, la pièce et diamant taille rose. Vers 1915. Ce diadème appartenait à une famille aristocratique espagnole.
Donc, d'après la maison Christie's qui a organisé cette vente privée.... du Boucheron dans un écrin de Marzo, pourquoi pas?
N' empêche, ce doit être Marzo qui l a vendu et fabriquée.
Car ce n'est pas le style Boucheron, le travail ne peut dater de 1915 au sens ou Boucheron a été fermé durant toute la guerre et la production s'est totalement arrêtée
Le site Tumblr, il semblerait qu ils aient pioché dans des livres : Vincent Meylan – ou
Tiaras: A History of Splendour de Geoffrey C Munn (Auteur)

Comme d' habitude, des affirmations sur des bijoux mal étudiés,  à commencer par  une description fantaisiste sans nous faire part des marques, poinçons de Maître et autres.
J attribuerais donc la fabrication de cette tiare à l atelier de Marzo ou sous la responsabilité de Lorenzo (Laurent) Marzo

1916, decès de Madame Marzo Y Altuna Elvira Rosa, 1ere femme de Lorenzo  mais j'ai aussi trouvé  une autre madame Marzo dans les années 30!!!
Après vérifications il s'agit bien de Madame Jeanne Privé , elle fut après Elvira Altuna  la seconde épouse de Lorenzo




Tombe de la famille Marzo au cimetière des batignolles

Cela me rassure, j avais donc bien trouvé sa deuxième femme , mais je ne pouvais pas le prouver, mais nous la retrouverons plus avant dans cet article.



1917 document Gallica

C'est la grande grève des midinettes qui me permet de présenter l' endroit ou se situera d' ici peu le magasin de  Laillet , l associé de Laurent Marzo, c'est a dire a coté de la grande couturière Paquin, 
 j ai mis un point noir sur le tendelet du magasin de Laillet au 5 rue de la Paix
Eh puis les midinettes en grèves !, il en fallait pour qu elle cessent le travail. Et pourtant, ce fut un évènement qui modifia les lois , pour tous....
Parti d'une revendication salariale et accueilli avec bienveillance par les autorités, il durera 14 jours et débouchera sur le vote d'une loi instaurant la semaine de cinq jours et demi et l'ébauche de ce qui
deviendra les conventions collectives.
Cette grève comme bien d'autres . Dans un atelier de couture parisienne, des "midinettes" se rassemblent. L'humeur est mauvaise. Celles que l'on surnomme ainsi à cause de leur repas de midi pris sur le pouce (midi et dînette, ce qui donne midinette), travaillent dix heures par jour pour les grandes dames de la société, souvent bien plus oisives.





1920 cette broche est attribuée à Laillet par la maison Tajan

Broche flèche en platine et or blanc 18k, sertie de brillants et lignes de douze et trois saphirs carrés. (Manque un brillant). Vers 1920. Écrin de LAILLET PARIS. Long.: 6,6 cm Poids brut: 5,9 g



Extraordinaire émotion, je reçois de Carla la photo de sa grand mère , la femme de Rafael Marzo , avec cette fleche de Marzo-Laillet  sur son chapeau, quel regard!!!



Un diamant art déco et une broche jabot émeraude*, Marzo, français, vers 1925 vendue par Bonhams,
sertie de chaque côté d'un vieux diamant de taille européenne, pesant 2,67 carats, et d'une émeraude ovale taillée en brillant, pesant 1,97 carats, avec de vieux accents de diamant taille européenne; signé Marzo, Paris; monté en platine et en or blanc 18 carats; longueur: 2 1 / 8in.

*Le jabot est un ornement de dentelle ou de mousseline qui s'attache après la chemise au plastron (devant la poitrine) ou qui fait partie du col de la chemise. Son nom provient du jabot une poche formée par un renflement de l'œsophage chez certains oiseaux.
C'est l ornement qui succéda à la "Fraise" et qui précéda la "cravate"




Vers 1920 ceci pouvait se porte en broche simple séparément, ou en clips, ou les deux à la fois en passant une épingle sous le tissus pour donner l illusion de deux broches.


Cliquez pour agrandir toutes les photos

Cette photo daterait de 1920, on peut voir sur le volet Marzo Paris Biarritz, si vous avez des informations sur ce magasin.



Ceci est la marque de Lorenzo Marzo , le graphisme qu' il a employé pour l orfèvrerie et les bijoux.
ceci daterait de 1920, le commissaire priseur qui a vendu ce sucrier l' a daté beaucoup plus tard


Or cela ne me parait pas possible car le poinçon de Laurent Marzo a été biffé le 8 mars 1921 quand il avait son atelier rue saint honoré , au moment ou il est parti rue de la Paix.



Poinçon de Laurent Marzo, regardez les dates 1901-1921




1921 la séparation est actée, Laillet est au 5 rue de la paix près de Paquin 




Sur un site espagnol : https://www.todocoleccion.net, je trouve un écrin marqué Marzo, le nom seul, c'est a dire aucune mention de Laillet ce qui voudrait dire après 1921, à l'intérieur figure une forme  carrée noire avec un dessin de broche rouge.




Ceci est une cire  destinée à être présentée à un client, une maquette qui lui permettra de visualiser le bijou qu'il a commandé, pratiquement en taille réelle avec les pierres disposées sur la cire.
Je pratiquais ainsi lorsque je travaillais à la maison Candas rue Richelieu à Paris, mais nous ajoutions les volumes et nous faisions avec des lamelles de zinc peintes, découpées à la forme des pierres  réelles , une représentation très proche de la réalité du bijou.




Il semble donc que le client a gardé sa maquette après que les pierres aient été enlevées de la maquette pour y être serties sur le bijou final. Apparemment des diamants ou des pierres de couleur  dont des baguettes.
Esperant que la lecture de ce blog par des amateurs de bijoux, ou les propriétaires actuels,  pourrait nous éclairer sur cette broche


Cliquer sur toutes les photos pour les agrandir

Le 14 juillet 1923 la rue de la Paix est décorée de drapeaux, si vous cliquez sur la photo pour l' agrandir, en commençant par la gauche, d'abord Touron, puis Appay et ensuite Marzo



Pour se situer dans le temps dans le journal "Le temps" de 1923 naissance de la fille de Rafael de Amélie  qui plus tard sera Amelia Lilita.         

                                    

La maison Appay était très connue, témoin ce joli coffret revendu par Artcurial

COFFRET, VERS 1900 PAR APPAY 24 RUE DE LA PAIX PARIS, LA PEINTURE DE FLEURS PAR FRANCOIS RIVOIRE, OFFERT A L'EMPEREUR NICOLAS II


1923

Une modification importante de la société avec  l' entrée du fils de Lorenzo,   Rafael qui a 35 ans



1923 dans la revue renaissance de l art et des industries a droite Laillet au 5 rue de la paix


Puis Marzo au 22 rue de la paix


Revendu par Pierre Bergé, cette "boite de beauté"en or , peut être 1924



La Maison Artcurial a revendu cette épingle de revers à deux têtes, ornées chacune d'un cabochon d'onyx souligné d'un bandeau à ressauts serti de diamants taillés en rose et à l'ancienne en chute.
Signé Marzo Paris. Exécuté vers 1925. Long. : 4 cm - Poids brut : 6,2 g
Quel dommage que les poinçons de fabricants ne soient pas relevés!


Mais le site de ventes americain  Stdibs: https://www.1stdibs.com/ nous situe celle ci en 1930
cela se situe certainement dans cette période Arts Decoratifs
Magnifique broche art déco en diamant et jabot en platine créée par Marzo Paris dans les années 1930. Élégant et polyvalent! Il présente un diamant en forme de poire d'environ 1,77 carat (couleur H, pureté VS1), un diamant taille européenne d'environ 1,20 carat (couleur J, pureté SI2) et d'autres diamants Old European, coussin et diamants anciens. Le poids total du diamant est d'environ 6,05 carats.
Chaque clip mesure 1-7 / 8 "par un peu plus de 1/2", une fois clippés ensemble 2-1 / 4 "x 1-3 / 8". Poids 9.1 grammes.
Signé "Marzo Paris" et a des poinçons français pour platine et or 18 carats. Le fermoir est en or blanc 18 carats.


 


1925 Laillet dans l annuaire industriel



1925

La maison Hancocks a revendu ce beau pendentif: Art Deco aquamarine briolette pendant set with diamonds, two fancy-cut sapphires, as well as bands of black enamel set in platinum by Marzo, Paris, circa 1925 at Hancocks in 2015.
J ai été voir en juillet 2017 cette belle maison à Londres, je voulais m'entretenir avec la chargée de Patrimoine dont je trouve l'histoire  des joailliers, très recherchées, très fidèles à la vérité et la maison accepte de rectifier une erreur. J y retournerai.




Marzo eut un grand prix à l exposition des arts décoratifs de 1925 et cette page est extraite de la Revue ci-dessous que j ai la chance d avoir pu acheter  à un prix raisonnable  .




Cet organe de commerce du Luxe Français fit beaucoup pour relancer les fabrications de Luxe à la Française et en fédérant tout le monde (francais!) pour cette exposition de 1925


LA BIJOUTERIE A L'EXPOSITION DE 1925.
Organe du commerce du luxe français. Le Grand Négoce publie un très luxueux numéro consacré à l'Exposition de 1925, plus spécialement à la classe de la bijouterie-joaillerie, et pour lequel Yvanhoé Rambosson a écrit une préface dont nous détachons ces lignes finales, qui ont trait à la parfaite adaptation de la joaillerie française au programme exclusivement moderne de l'Exposition :
Dans cette présentation nouvelle, le lapidaire a sa part. 

Sans délaisser la taille classique, il s'est efforcé de répondre aux voeux des créateurs des modèles, désireux d'employer des formes géométriques très diverses renouvelant les aspects. Le trapèze, le triangle, l'hexagone et maintes autres formes données à la pierre ont permis de varier à l'infini la réalisation.
Aussi l'art du bijou n'a pas failli au programme imposé par l'Exposition. Il s'est dégagé du pastiche, de la copie ou de l'interprétation. Il a créé, non des. formules, mais des méthodes neuves, qui permettront à la joaillerie et à la bijouterie françaises de développer, dans une union de plus en plus étroite entre l'artiste et le fabricant, ces qualités de grâce, de tact, d'imagination toujours nouvelle, qui leur valurent jadis et leur vaudront encore une suprématie mondiale.
Bulletin de la vie artistique edité par Berheim

A propos de l exposition de 1925 , P. Contreau fit dans la revue du "Grand Négoce " un grand article sur la Joaillerie Bijouterie et l Orfèvrerie et une phrase de lui nous ramène à Marzo.
De même l'école de Besançon apporte sa participation à l exposition, et dans l oeuvre de ses élèves nous retrouvons l inspiration du maître(Ecole de Besançon Chamson) Quand j'étais enfant, rien ne m' enchantait plus que le bleuissement des ressorts de montres ou de pendules. L ' acier bleui n'a pas d'équivalent en émail ou en pierre dure et j avais toujours essayé cette matière agréable aux yeux: malheureusement, les qualité de l acier devenaient souvent une entrave dans la fabrication d'un bijou, surtout quand on désirait obtenir une opposition de joaillerie. Le commerçant qui dans sa vitrine , Marzo a exposé plusieurs pièces ainsi constituées, m'a fait éprouver une grande joie.

A la fin de cet article je publie les photos des prix et Grand prix décernés à l exposition des arts décoratifs de Paris en 1925



Une broche en saphir, émeraude et diamant, par Marzo
Le pot en diamant doublé d'onyx, émettant un jet floral de fleurs de saphir, d'émeraude et de diamant, deux pierres déficientes, plus tard raccord, vers 1925, 2.0cm. Long
Signé Marzo
Broche merveilleuse revendue par Christie's



Pendant ce temps Laillet continue aussi son chemin: Bracelet souple en platine (950) et or jaune (750) formé d'un bandeau serti d'une ligne de saphirs calibrés entre deux lignes de diamants taillés en huit huit. Signé Laillet Paris. Époque 1925. Longueur: 10,5 cm - Poids brut: 30,92 g Dans son écrin.




La Maison Aguttes: https://www.aguttes.com/   a vendu récemment des dessins de Laillet .




Beau sautoir en platine perles, et onyx aux environs de 1925 , diamants et perles fines, revendu par Nelson Rarities


La maison Sotheby's a revendu cette parure avec de très belles améthystes
Suite de bijoux en améthyste et diamants, Marzo, Paris, vers 1930
Comprenant un pendentif, une bague et une paire de boucles d'oreilles pendantes, le pendentif serti d'une grande améthyste en forme de poire, les boucles d'oreilles et la bague sertie d'améthystes émeraude modifiées, le groupe en outre décoré de baguette, de coupe carrée et de trapèze améthystes taillées ainsi que de vieux diamants taille européenne, taille unique et taille rose pesant environ 2,00 carats, montés en platine et or blanc, taille de bague 5¾, boucles d'oreilles et bague signées Marzo, Paris, marques de dosage.



Ce bracelet revendu par Christie's daterait de 1925, les dates données par les maisons de ventes sont souvent approximatives, car beaucoup de maisons n'ont pas d'archives organisées mais se servent des indications données par les marques

 BRACELET ART DECO CORAL ET ONYX, PAR MARZO
Composé d'une série de maillons circulaires en onyx, chacun centré sur un cabochon de cabochon de pain de sucre, rehaussé d'or poli, sur les entretoises en or poli, montées en or 18 carats, vers 1925, 7¾ ins., Avec des marques de dosage françaises
Signé Marzo Paris 

Bracelet signé...mais pas d indication de poinçon de maître????





Composé d'une série de maillons en calcédoine vert sculpté, alternés par des intercalaires en cabochon de pain de sucre lapis-lazuli, avec émail rouge, unis par des mailles losanges et émaillées en émail rouge montées sur platine et or 18 carats, vers 1925, 7½ ins., avec des marquages ​​français
Signé Marzo Paris






Ce bijou a été revendu par Bonhams et je le trouve parfait il manque seulement le poinçon!!!car Marzo n avait plus d atelier, donc qui l a fabriqué??je ne répéterais jamais assez que les experts de salle des ventes ne doivent  pas se contenter des inscriptions de Marque, mais nous donner la photo ou le descriptif des poinçons de maître des fabricants de ces bijoux
Un pendentif art-déco aigue-marine, diamant, saphir et émail, par Marzo, vers 1925
Un pendentif  d'inspiration "Hindou" avec diamants, décoré de fines bandes d'émail noir et de deux saphirs taillés fantaisie, suspendant une grande briolette aigue-marine en forme de poire, montée en platine, signée Marzo Paris, longueur 7.5cm




Hancock's de Londres, aussi,  l'a eu en vente




Christie's a revendu ce bijou et nous fait profiter d' un descriptif

UNE PAIRE DE DELICATS ART DECO SAPPHIRE ET OREILLES DIAMANTES , DE MARZO Chaque modèle est conçu comme un saphir calibré-coupé et un diamant circulaire de forme ovale, circa 1925, avec des marques françaises.
Signé Marzo, Paris, no. C6328 et le poinçon de Maître???? car signer un bijou c'est facile, je connais un expert de grandes maisons de ventes parisiennes qui est capable de graver Van Cleef & Arpels sur un bijou qui n'est pas de la maison!!!!!!!





MARZO  revendu par Artcurial
Poudrier carré à pans en argent doré laqué noir, le couvercle appliqué d'un grenat cabochon facetté entre deux triangles sertis de diamants taillés en rose (accident). Signé Marzo Paris. Epoque Art Déco.
Côté : 4,3 cm - Poids brut : 58,9 g




1925 très belle broche de Marzo revendue par Tajan qui l a revendue, mais quel est le fabricant?



1925-12-30 Dans " Le Petit Journal" des faits divers courants chez tous les joailliers du monde




Carte de voeux de 1926 composée par Rafael, j 'observe les deux adresses



1926 environ d'après Christie's, une très belle pièce , mais en 1926 Marzo ne fabriquait plus?? Donc qui est le fabricant ????Le boîtier en émail bleu rectangulaire, décoré de motifs en émail rouge, noir et vert, centré sur un motif géométrique en diamant à une seule coupe, à la garniture et aux poussoirs jumeaux les côtés conçus en panneaux d'onyx sculptés, s'ouvrant pour révéler un miroir ajusté, se rabattant sur un bloc-notes et un crayon en ivoire, deux compartiments couverts et un porte-rouge à lèvres, monté en or 18k, vers 1925,. Marque d'essai française et marque de fabricant, dans un étui en cuir Marzo vert Signé Marzo Paris


La maison Bonhams pense que ce boitier date de 1920, je crois que c'est quelques année plus tard


Descriptif de Bonhams

An Art Deco 18k gold and enameled vanity case, Marzo, circa 1920
of rectangular outline, the black enamel body with a rose-cut diamond cartouche and thumb piece, opening to reveal a powder compartment, lipstick holder and mirror; signed Marzo, Paris, with maker's mark and French hallmark; length: 2 5/8in.





1926 le Figaro
J ai publié plusieurs publicités de ce genre qui montrent que le Roi d'Espagne était un bon client de Marzo.


Promotion de la légion d honneur  1927 pour Laurent Marzo




1927 dans le Journal le Matin





BROCHE ART DÉCO  en platine et or, aux motifs opposés sertis d’un cabochon d’onyx,
et soulignés de diamants Vers 1928. Signée. POIDS : 7,2 G revendue par la maison Tajan



1928 dans le journal "Le Matin" une certaine  madame Marzo , née Jeanne Privé reprend son affaire 

La maison Artcurial a revendu ce beau travail d orfèvrerie , en l appelant non pas Vanity Case, mais 
BOÎTE DE BEAUTE
en or émaillé noir et blanc, le fermoir serti d'un cabochon de corail blanc entourés de diamants taillés en rose. L'intérieur contient un miroir deux compartiments et un tube à rouge à lèvres.
Signé MARZO PARIS. Epoque Art Déco. petits accidents et manques.
Long: 7,3 cm - Larg: 4,2 cm - Poids Brut :139,5 g

Il est vrai que VCA n avait pas encore inventé la "Minaudière"


 




Voici la médaille de la légion d honneur de Laurent Marzo conservée par la famille de son fils Rafael
Ci dessous le dossier de légion d honneur de Laurent Marzo, qui redevint Lorenzo Marzo sur son acte de décès



Son dossier de Légion d'honneur


Un dossier qui nous éclaire un peu sur les Mysteres de Laurent Marzo


N'oubliez pas de cliquer sur toutes les photos pour les agrandir


C'est une page très interessante




Cet article reproduit un autre en le datant de 1923, c'est impossible puisqu'il indique que Lorenzo à eu la légion d Honneur et celle ci ne lui a été attribuée qu'en 1927

Cet article explique  entres autres que sa Clientèle repose sur  des aristocrates de naissance et celle de l'argent ainsi que  des clients intelligents . 
Il ne suffit pas que l'or soit de l'or , que les pierres précieuses soient d'une haute valeur, le génie de l'artiste  doit se retrouver dans le bijou.
D'où des bijoux admirables d'une valeur importante. Il est le joaillier préféré de la haute Société.
Il a été fait Chevalier de  la Légion d'Honneur par le Gouvernement français.
 En plus de celle de  Madrid, une  joaillerie (maison) à Biarritz et à Madrid.



29-09-1928  Journal Le Matin



Annuaire France Amérique



1929 le site internet 1stdibs: https://www.1stdibs.com/

Splendide bracelet en or jaune et boules de Lapis Lazuli




Le 20 janvier 1929, décès de Laurent Marzo a seulement 64 ans , sa famille ne se souvient pas des conditions de sa mort. 

Photo Gilles Not

Après le décès de son père c'est Rafael qui prend les rênes de la maison.



Rafael Marzo dans la boutique Marzo




1930 la maison Ader est prudente:
Broche en platine, ajourée, ornée d'une perle de culture bouton, les extrémités soulignées de perles, la monture sertie de diamants. Années 30. Signée. Longueur: 5 cm environ - Poids brut: 7,2 g

Très beaux bijoux revendus par la maison Sotheby's est du Laurent Marzo, du Rafael Marzo???
Bracelet aigue-marine et diamants, Marzo, vers 1930, et un sautoir Le bracelet serti de quatre aigues-marines taillées en gradins, entre des maillons pavés de diamants circulaires et de taille unique, d'une longueur d'environ 190 mm, signés Marzo, poinçons ​​français; le sautoir suspendant une aigue-marine de coupe mixte d'une monture surmontée de diamants taillés en brillant, surmontée de trois diamants taillés en brillant de couleur jaunâtre, d'une longueur d'environ 595 mm.





La maison gros et delettrez a revendu cet étui à cigarettes en or 18K (750) guilloché dessinant des motifs triangulaires godronnés, le fermoir souligné d'un saphir cabochon.
Signé.Dimensions: 8,8 x 6,8 x 1,6 cm environ.
Poids brut: 134,4 g.




Bracelet en calcédoine bleue  en or jaune , Marzo, Paris
18 kt., Composé de 6 cabochons en forme de coussin, cabochons teints en calcédoine bleue d'environ 13,6 x 13,6 x 9,8 mm., Reliés par des maillons ovales or, signés Marzo, Paris, avec marque de fabricant et marque française, vers 1940, sans fermoir. Longueur 7 1/2 pouces.
Revendu par Doyle New York, 1940 est peut etre la date la plus proche de la  vérité, mais sans archives




Revndus par Sotheby's ces bracelets  or et pierres fines 1930 environ


Revendu par Sotheby's : Tres joli bracelet années 30

Composé de sept onyx en forme de bouton, chacun serti d'un diamant rond, sur une chaîne en or,  Marzo, Paris, avec des essais français et des marques d'atelier; vers les années 1930.




La maison Sotheby's a revendu ce bracelet articulé intervalles de 5 diamants en forme de marquise pesant environ 3,25 carats, flanquée de 20 diamants de taille moderne pesant environ 6,00 carats, complétée par de nombreux diamants taille unique




1930  Le bulletin municipal de Paris , signale ce don en faveurs des graves innondations du midi de la France



La maison Christie's a revendu ce BRACELET ART DECO CORNALINE ET CRISTAL DE ROCHE, PAR MARZO
Composé de cinq éléments en or sertis de cornalines taillées en cabochon, réunis par des liens rectangulaires en cristal de roche, monture en or jaune, travail des années 1930, 18.5 cm.
Signé Marzo, Paris





C'est la maison Sotheby's qui a revendu cette Broche en platine, or, améthyste et diamant, Marzo, Paris Centrant une améthyste de forme ovale mesurant environ 36,5 sur 25,3 sur 16,0 mm, flanquée de motifs colonnaires serties de diamants uniques et de taille rose pesant environ 1,50 carats, encore décorée d'améthystes calibrées, signée Marzo, Paris, avec des marques de dosage françaises; vers 1930.




  C'est aussi Sotheby's qui a revendu cette Broche en platine et diamant, Marzo, ParisDe conception ajourée, centrée par un diamant de taille européenne pesant environ 1,25 carats, accentué par de nombreux petits diamants  anciens et de taille rose, pesant environ 9,50 carats,signés Marzo, Paris; vers 1930. Avec boîte signée et ajustée.
Je pense que cette broche est antérieure a 1920




Encore un don , simplement pour vous dire que toutes les grands maisons faisaient des dons pour les catastrophes naturelles quand elles était sollicitées



Tres belle boite de beauté revendue par Gros et Delletrez

Boîte à maquillage en vermeil émaillé à l'imitation du lapis-lazuli, le fermoir serti de jade et diamants  Signée MARZO. Poids brut: 203g...


Boîtier en or et rubis, Marzo, Paris 1930-1935? revendu par Doyle New York
750/1000°,  boîtier rectangulaire , bordé sur les deux côtés et sur les coins par des rubis carrés et de taille rectangulaire , environ 10,00 cts., Accentué par un poussoir en  rubis demi-lune, signé Marzo, Paris, no. 58411, avec les poinçons français





Dans plusieurs journaux une annonce d'une madame Lorenzo Marzo en 1931, un hasard ? un autre Marzo?, Comme je l ai expliqué plus haut Jeanne Privé epousa Lorenzo Marzo un an avant sa mort.



C'est donc bien la dernière femme de Laurent (Lorenzo) Marzo qui est concernée dans cet article de Paris Soir de 1933





Je remarque qu'une société, l antiquaire Albert Alfred Cretolle  120 Champs Elysées Paris est en liquidation judiciaire en 1933




Mais je relève aussi que le 7 mars 1934 la société Marzo et fils est transférée à cette même adresse au 120 Champs Elysées

Et puis une suite de société 




Le 27 rue Drouot c'est au dessus de la pharmacie





Si nous résumons Lorenzo est mort en 1929. Il s'était remarié avec Mme Jeanne Privé, 1 an avant sa mort, cette dame a repris son activité de décoratrice et antiquaire, et peu après est restée comme actionnaire avec Rafael de cette société Marzo.
Puis en 1934 la "société Marzo et fils" rachète la société Crétolle du 120 avenue des champs élysées et y installe le siège social de "Marzo et fils"



C'est dans cet hotel de Barcelone, que Rafael Marzo est décédé en 1958 . A la suite d un mauvais diagnostique , il est mort d 'une crise cardiaque


Un an après la mort de Rafael en 1958,  cette société Marzo et fils est crée fonctionne toujours et en 1966 elle se transforme en "société a responsabilité limitée Marzo" pour de la vente de produits d horlogerie bijouterie et pierres précieuses. Et c'est en 1998 que cette société est dissoute , c'est à dire supprimée du registre du commerce.

Des Questions?, des commentaires c'est en dessous de l article, des précisions ? des photos? vous pouvez m'écrire directement à richard.jeanjacques@gmail.com

Les récompenses décernées à l exposition des Arts Décoratifs de Paris en 1925

La photographie pour imprimer en couleur, n était pas encore très  utilisée , il fallut attendre 1930 c'est pourquoi en 1925 ce furent surtout  des dessins de bijoux qui furent imprimés en couleur.


Dusausoy eut un grand prix


Certains étaient membres du jury comme Boucheron  et  s ils exposèrent, ils n ont pas reçu de prix






Fouquet était Président du Jury


























Rue de la Paix en 1923

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