mercredi 28 février 2018

Joseff Marchak de Kiew à Paris, et ses descendants

Joseff Marchak, qui était il?

Cet article est certainement appelé à évoluer, n'hésitez pas a m' écrire pour compléter.

Joseph Marchak est né en 1854 à Ignatovka en Ukraine, il est décédé le 10 aout 1918 à Kiev en Ukraine il avait 64 ans
Il n'avait que quatorze ans quand il quitta ses parents qui habitaient à Ignatovka un faubourg de Kiev dans l Empire Russe, qui maintenant s’appelle Henativka en Ukraine. Il fit son apprentissage chez un bijoutier de Kiev . Dix ans plus tard, il maîtrise son métier et s’installe.  Son atelier de bijouterie s’appelera Marchak, il ouvre en 1878.


Marchak rapidement se rend compte que ses bijoux doivent être de qualité tout comme les pierres qu’il y sertit pour se différencier de ses nombreux concurrents et réussir. L emplacement aussi lui paraît important , et il va s installer au début dans un appartement de 5 pièces en étage au 4, Kreschatik à Kiev, la belle artère où il faut être, puis petit à petit en plusieurs fois s'agrandir.


Rue Kreschatik



1898



Maison Marchak à Kiev

En 1889 Joseph fait son premier voyage à Paris, il est venu pour l'exposition Universelle, ce voyage eut une grande influence sur ses futures créations, il disposait à cette époque d une centaine d' ouvriers qui travaillaient pour lui.


Joseff Marchak

Une exposition Franco Russe eut lieu à Moscou en 1891, il expose, son succès le pousse à participer à l'exposition de Chicago en 1893. puis à celle d'Anvers en 1894.

On le compare vite à Fabergé et d'ailleurs, tous deux sont "Bijoutiers de la Cour Impériale"

1900, il remporte une médaille d'argent  à l exposition universelle de Paris.


Meadaille d'argent a l exposition universelle de Paris


On peut voir qu'en Russie il y avait un "S" dans son nom

Il va désormais collectionner les médailles, et en 1913, en plus de son affaire, il fournit 38 autres bijoutiers
En 1913, lors de la visite du Tsar Nicolas II à Kiev, tous les cadeaux officiels à l’occasion des célébrations du tricentenaire de la dynastie des Romanov portent sa signature.
Cette même année son Fils Alexandre qui avait fait du droit et suivait des cours aux beaux arts à Paris revient à Kiev pour travailler avec son père.
Je pensais que la fuite d'Alexandre datait de 1916 , mais son petit fils a rectifié mon erreur

"Dans votre article vous évoquez le départ de Russie de mon grand-père en 1916. Cela ne peut être possible car ma mère est née en 18 à Kiev et pour moi c’est en 1919 qu’il est parti."

Au début de l année 1919,  Alexandre s enfuit à Paris, pour éviter le chaos de la révolution en Russie, il est arrivé a Paris avec près de 50 millions de l'époque, mais son père est resté. La révolution va le ruiner, j ai retrouvé sa trace. ainsi dans le journal  "L'instantané" le reporter sur place.
On peut voir que les nouvelles n'étaient pas instantanées comme de nos jours , car Joseph est décédé le 10 août et le journal publie ce texte le 14 septembre 1918.

"Le 4 février, commence l'attaque méthodique de là ville.  Deux trains bombardent sans arrêt le Libsky, un élégant quartier de Kiew. Les Bolchévikis avancent à là mitrailleuse en se tenant en contact permanent avec les trains. Pendant trois jours, le bombardement est violent. Je compte la nuit Une moyenne de huit coups à la minute La lueur sinistre des incendies éclaire seule là ville.. La maison du président Grouchefsky, bâtisse haute de.neuf étages, flambe, ayant été particulièrement visée. Dans cette sombre nuit, au son incessant du canon, quelle triste impression nous, éprouvions, nous, Français, et comme notre coeur se serrait en songeant à cet horrible drame : des frères s'entretuant sans comprendre le pourquoi de la lutte ! Que l'acharnement qu'ils mettaient à se combattre, les actes de bravoure incontestables des deux camps, auraient été bien employés contre le Boche! Le 7, en montant au bureau, les obus tombent dru.: Nos fenêtres ont. volé en éclats. Un obus de plein, fouet travers.le salon. Partout lés Bolchévikis avancent. La fin approche. Le: lendemain, en effet, les vainqueurs trouvaient la ville abandonnée pas lès Ukrainiens qui s'étaient repliés sur Bferditcheff et Jitomir, le seul-coin qui résistait encore.  Qui avait mené si brillamment cette attaque ? Le colonel. Mourabiof qui déjà s'était illustré par ses campagnes de  Pétrograd et de Moscou. Il est maintenant le commandant en chef des troupes- révolutionnaires. Jeune, intelligent, mais dur et cruel, il fit impitoyablement fusiller tous lès officiers ukrainiens ou polonais; ces derniers venaient de s'emparer de la stafka de Mogilew, et accouraient délivrer Kiew. Ancien policier louche, le « colonel » traite en égaux les généraux commandants de missions, et parle en vainqueur aux consuls étrangers. Il est le puissant du jour, le maître incontesté de la ville. Sa fortune est grande, grâce aux contributions dont il frappe les habitants. Un grand bijoutier, Marchak, doit payer 180.000 roubles. Halpérine, un riche raffineur, 300.000. Radzivill, 100.000. La ville elle-même doit verser dans les trois jours dix millions. Mais la banque d'Etat n'a que 225.000 roubles en caisse. Les principaux actionnaires et les gros clients devront donc payer en chèques qui s'ajouteront aux taxes personnelles. Le soir, le colonel, confortablement installé dans le meilleur .hôtel de Kiew, boit ferme, en compagnie de son état-major. Très vite, l'ordre est rétabli dans la ville, mais la terreur commence à régner. Le sinistre tribunal s'est installé dans l'ancien palais impérial. Une salle contient les prisonniers, pauvres diables d'officiers trouvés porteurs de laissez-passer ukrainiens. L'on juge rapidement. Toute défense est inutile. Une seule peine : la mort. On déshabille les condamnés ; on les revêt d'une capote de soldat, et devant le Palais même, ils sont fusillés à la mitrailleuse."


En juillet 1918, Joseph Marchak dans son testament faisait don de son capital à ses enfants. Il semblerait, car je ne comprends pas le Russe, que sa maison ait été "Nationalisée" par les Bolchevics

Pendant ce temps, Alexandre  va  créer la bijouterie familiale au 48, rue Cambon,  La famille va venir s'installer à Paris et grâce à Alexandre , à continuer la Joaillerie.



  

Un certain Nicolas Marchak  dépose un poinçon en 1918, c'est bien la date d' arrivée de la famille en France, mais est ce l un des frères d'Alexandre ? Car Joseph avait eu 8 enfants ! apparemment pas.

Cette maison  avait une autre orthographe  en 1931 :Marschak (Nicolas).et dans l ensemble du dossier de la faillite de Lyon Alemand son dossier  fut admis au passif de la liquidation judiciaire, en 1931, pour environ 16 500 francs. J ai traité ce sujet dans :
https://richardjeanjacques.blogspot.fr/2011/09/la-faillite-du-comptoir-lyon-alemand-et.html

Je n ai pas trouvé d autres poinçons d'un " Marchak".  Alexandre signa ses bijoux, mais il n'était pas le fabricant!
Joseph Marchak serait mort d'un cancer en 1918.



C'est en 1920 que Linzeler s'installe au 4 rue de la Paix "architecte Süe et André Mare étaient les architectes du magasin (leur compagnie s'appelait La Compagnie des Arts Francais) et ils étaient amis avec Linzeler et avaient conçu le magasin pour lui. Marchak a déménagé à cette adresse, et après qu'ils se soient séparés avec Linzeler, Marchak a gardé la boutique et Linzeler a utilisé ses deux autres adresses professionnellement. Je sais que la séparation entre Linzeler et Marchak fut acrimonieuse. Je ne sais pas, cependant, exactement ce qui s'est passé. Je sais que Marchak était très dédaigneux de Linzeler. Mais je suis une grande admiratrice de Linzeler, à tous les niveaux, et je suis certaine, sans aucun doute, que leur succès n'aurait pas été possible sans Linzeler dans les années 1920.
Je sais que Linzeler a fabriqué certaines pièces de Linzeler-marchak dans son atelier. Ils ont probablement utilisé d'autres ateliers spécialisés pour différentes pièces. Strauss Allard Meyer pour certains des cas Vanity? Surtout si Makovsky était impliqué dans la conception. 
Courrier de Claudine Seroussi

Il existe à la BNF un tres beau livre pour comprendre le talent des deux architectes amis de Linzeler:
Art appliqué français d'aujourd'hui. Meuble, ferronnerie, céramique, verrerie, tissus, etc. Ouvrage illustré de 213 gravures



1923 Pub Marchak  dans le Figaro il est encore installé 48 rue Cambon



En 1923 Robert Linzeler est au 4 rue de la Paix


Intérieur du magasin de Linzeler a 4 rue de la Paix à Paris en 1923

D'autres écrivent que c'est Marchak qui créa le 4 rue de la Paix en particulier  dans Wikipedia,  mais le célèbre site nous met en garde sur le coté commercial du texte!!
Dès son arrivée à Paris, Alexander Marchak ouvre une bijouterie rue de la Paix , au numéro 4, juste à côté de la place Vendôme et de l' hôtel Ritz Paris , où un grand nombre d'étrangers fortunés affluent depuis son ouverture en 1898.



 Linzeler ouvrait en 1920 et Marchak ne dissout la société de la rue Cambon qu'en 1924.


En 1924 sur cette publicité du Figaro Marchak est aussi installé au 5 de la promenade des Anglais, actuellement le syndicat d initiative de Nice , un batiment pur Art Déco.  Logique a cette époque c'était la plus importante communauté Russe de France.


Marchak réalise aux enchères une belle affaire sur des diamants volés, il semble qu'a l'époque on ne cherchait pas trop longtemps a retrouver les propriétaires ayant subi un vol.




Officiellement c'est le 12-12-1925 que la nouvelle société Française de joaillerie Robert Linzeler et Marchak est transférée au 4 rue de la Paix


4 rue de la Paix de nos jours

Qu'est devenu le magasin du 4 rue de la Paix, "Au vieux Paris" est toujours là et de nos jours Google Maps nous permet de voir que c'est la cristallerie "Daum" qui est installée à la place de nos joailliers



1924 Dans Vogue, cette page est consacrée à Linzeler-Marchak


Linzeler et Marchac sur la même page que Vever  en 1925,il a obtenu le  4 ème prix




C'est la revue "Le grand Négoce "qui rend compte de ce 4 ème prix a l'exposition des Arts décoratifs



Même la revue Vogue de septembre 1925 signalait leur talent





1925 Salomon( schlomo) Marchak, frère de Alexandre ,Né en 1884, décédé en 1952 , à l’âge de 68 ans, et Alexandre Marchak sont nommés administrateurs.



1926 Journal Le temps


Juin 1926 dans le Figaro: L art de la nacre




Juin 1926 dans le Figaro, le premier Joaillier de Russie  expose au  4 rue de la Paix


1926

1926 dans le Figaro apparemment Linzeller et Marchak n'étaient pas séparés, contrairement à certains qui affirment qu'ils l'ont été en 1925




En revanche le 14-12-1925 Marchak a amené 900.000frs dans le capital de la Sté Linzeler et Marchak


Modernes, en 1925 Linzeler et Marchak étaient "abonnés au timbre"




C'est en 1927 que la maison prend le nom de Alexandre Marchak



1927 dans le Jnal Le Populaire


1927 dans l officiel  Le nom de Linzeller est toujours associé à celui de Marchak



Donné par des Amis américains du V & A  Muséum grâce à la générosité de Patricia V. Goldstein


Cette bague utilise une combinaison de couleurs Art déco classique, mais elle est inhabituelle dans son utilisation du plastique plutôt que de l'onyx noir aux côtés des matériaux précieux de platine, de corail et de diamants.


En 1928 dans le figaro, interessant article
n oubliez pas de cliquer pour agrandir l image



Pendule revendue par Sotheby's
Le cadran de nacre teinté représentant une scène tropicale de deux oiseaux exotiques perchés sur des frondes de palmier gravées avec des baies de corail, avec des nuages ​​stylisés en arrière-plan, des mains en serpentines • octagonale-  boîtier onyx, la lunette avec des chiffres arabes diamantés, le tout surmonté d'une base de jade et d'onyx, motif nacré à la base, marqueurs diamantés à l'avant de la base • mouvement signé Vacheron Constantin écrin signé par le détaillant Linzeler & Marchak

Sotheby's présenta cette  pendule pour la première fois aux enchères au nom d'une famille du Midwest American. Cet exemple étonnant et jusqu'ici inconnu ajoute une compréhension significative à notre connaissance des travaux collaboratifs de Vacheron Constantin avec Verger Frères.
Le cadran comporte une charmante scène tropicale de deux oiseaux exotiques à l'intérieur des feuilles de palmier, tous magistralement exécuté en nacre teinté. Bien que le cadran ne soit pas signé, un examen minutieux des pièces signées comparables suggère que cet art peut bien avoir été le travail de Vladimir Makovsky. Son travail faisait souvent référence à des terres exotiques et à des aventures lointaines après une vie de voyages. Ces scènes ont été commandées pour les pièces des plus illustres maisons: Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels et surtout Cartier,.Le mouvement est signé par Vacheron Constantin, dont le travail se trouve dans certaines des pièces les plus célèbres de ce type. En créant ces chefs-d'œuvre, ils ont travaillé en étroite collaboration avec Verger Frères, 
Les articles de cette collaboration ont également été vendus dans de nombreux autres maisons de Joaillerie tels que Tiffany & Co., Lacloche Frères, Ostertag, Black, Starr & Frost, et dans l'exemple présent, le détaillant parisien Linzeler et Marchak. Fait intéressant, Judy Rudoe note dans Cartier 1900-1930 que Cartier a repris l'atelier Linzeler / Marchak au milieu des années 1930 jusqu'aux années 1940.
Marchak a obtenu un autre grand prix, à l'exposition coloniale en 1931 et exposé à la foire internationale des arts et techniques dans la vie moderne.




Un procès intéressant et Marchak perd. Mais il fait appel, et le tribunal.....lui donne raison.

Par ces motifs, Infirme le jugement dont appel ; Reçoit Israël et Alexandre Marchak en leur appel principal ; les déclare bien fondés ; Condamne les consorts Rabinerson dans la proportion de la part héréditaire de cha" cun d'eux à payer à Israël et Alexandre Marchak la somme de 53.000 francs avec intérêts à 5% du   jour de l'assignation, soit du 1er mars 1929 ; Déclare les consorts Rabinerson mal fondés en leur demande contre les consorts Marchak susnommés ; les déboute ; Reçoit également les consorts Rabinerson en leur appel incident ; les déclare mal fondés ; les en déboute ; Les condamne aux dépens de première instance et d'appel dans la proportion de la part héréditaire de chacun d'eux ; Dit que les droits, doublé droits et amendes de timbre et d'enregistrement perçus ou à percevoir à l'occasion de la présente instance, resteront à la charge: des redevables indiqués par la loi fiscale.



Au journal officiel , Alexandre et ses filles sont naturalises "par integration"



1936 Changement de société


Poudrier et étui à cigarettes par Marchak


Vogue en décembre 1936

Pour l 'instant je n ai recensé que quelques ateliers de fabrication ayant travaillé pour les maisons Marchak différentes. C'est à dire Marucelli: Hanne:  Chirol: Champagnat: Soubrenie & Bois: et bien sur Cristofol , la plupart ont travaillé avec les trois partenaires de l equipe- Jacques Verger, Alexandre Diringer, Bertrand Degommier.
Soulaine aurait travaillé aussi pour Marchak, je n'ai pas trouvé, non que je ne connaisse pas la Maison Soulaine ,lorsque dans les années 60 je travaillais chez Candas rue Richelieu, le personnel tournait entre trois maison "Candas, Soulaine , et Halpern"
Jacques Verger est très connu, surtout pour ses travaux chez Cartier, mais pour Diringer, il nous faut remonter a Maurice Couët.


Maurice Couët (1885-1963) était issu d'une famille d'horlogers connue depuis le début du XIXsiècle. Il installe en 1919 un atelier d'horlogerie pour Cartier au 53, rue Lafayette où travaillaient trente spécialistes et dessinateurs, dont Alexandre Diringer, Charles Jacqueau et Georges Rémy qui dessinent également des pendules mystérieuses. L'illusion dans ces pendules tient ã ce qu'elles
semblent ne pas posséder de mouvement et les aiguilles paraissent tourner comme par miracle sur des cadrans transparents en cristal de roche. citrine et un modèle réalisé en 1931 dont le cadran est en aigue-marine.

A propos d'archives exploitables ,d'après une spécialiste appréciable de l histoire de la joaillerie

J'ai entendu de plus d'une personne que Jacques Verger en a jeté une grande partie (par dépit) quand il a fermé le magasin. Voilà donc le problème. J'ai vu des dessins originaux et beaucoup existent - le propriétaire actuel de Marchak les a. Mais pas assez pour être considéré comme une archive complète à la manière de Boucheron.

Vous trouverez des descriptifs de poinçons ci-dessous de maisons ayant fabriqué pour Marchak,


orfèvre
auteurHanne, Alfred
patronyme(s)Hanne
prénom (état civil)Alfred
professionFabricant bijoutier joaillier
initialesA.H.
symbolesun trèfle à quatre feuilles entouré d'un cercle
n° de garantie4056
n° de préfecture17280
date d'insculpation4 février 1924
date de biffage28 octobre 1975
lieu(x) d'activité75
Paris
adresse de l'atelier8 rue Monsigny
référencePG005357


Hanne était spécialisé dans les bagues, pour Marchak





orfèvre
auteur
Marucelli et Chiantor
patronyme(s)
Marucelli et Chiantor
profession
Fabricant bijoutier joaillier
initiales
M.&.C.
symboles
une étoile à cinq branches
n° de garantie
2649
n° de préfecture
15312
date d'insculpation
24 décembre 1918
date de biffage
23 juillet 1935
Associés
Marucelli et Chiantor (société)
lieu(x) d'activité
75

Paris

Le 23 juillet 1935 date de l arrêt de fabrication de Marucelli permet de dater un bijou


orfèvre
auteur
Champagnat, Claude
patronyme(s)
Champagnat
prénom (état civil)
Claude
profession
Fabricant bijoutier
initiales
C.C.
symboles
une cocotte
n° de garantie
3580
n° de préfecture
16616
date d'insculpation
31 janvier 1922
lieu(x) d'activité
75

Paris
adresse de l'atelier
15 rue Gaillon



orfèvre
auteur
Rollang & Gangnereau
patronyme(s)
Rollang & Gangnereau
profession
Fabricant bijoutier
initiales
R.et.G.
symboles
un pigeon
n° de garantie
C1731
n° de préfecture
13775
date d'insculpation
30 mars 1911
date de biffage
8 décembre 1925
lieu(x) d'activité
75

Paris
adresse de l'atelier
58 rue Charlot


Et aussi Rollang et fils R.Cie. Symbole Un pigeon 


orfèvre
auteur
Verger, Ferdinand
patronyme(s)
Verger
prénom (état civil)
Ferdinand
profession
Fabricant bijoutier
initiales
F.V.
symboles
un arbre
n° de garantie
C1577
n° de préfecture
13367
date d'insculpation
14 juin 1910
lieu(x) d'activité
75

Puis Verger georges et fils,  bijoutier horloger  initiales V.F. un arbre un pommier.

Cristofol:   C.F. symbole : Un manteau.

Soubrenie:  R.S. Symbole : Une croix egyptienne

Chirol: F.C.  Symbole : une luge .

Barrey: R.B.  Symbole:  Saturne et son anneau.  Barrey réalise les broches oiseaux en or et pierres précieuses et pour figurer le volume des plumes, il utilise un type sophistiqué de chaines « colonnes »  Ce procédé sera employé également par Pierre Sterlé sur quelques unes de ses célèbres broches oiseaux, de façon a leur donner un air naturel, ébouriffé.

Peut etre d'autres fabricants à découvrir? par exemple



Mes amies Miller de la rue Saint Honoré ont noté ces deux poinçons, la Maison Cristofol dont c'est le dernier poinçon, le précédent, n'avait pas la mention Société: http://www.cristofol-asf.fr

J'ai cherché et Il y a deux poinçons possibles
Un avec un ecureuil et deux M c'est Marcel Mairet 

Le deuxieme
C'est RM et un ecureuil au nom de Macé:

Puis un M.M. avec un sapin car Sarah Miller n'etait pas sure du symbole
C'est Mercier



La maison Vallée travailla aussi pour Marchak
orfèvre
auteurVallée, Jules
patronyme(s)Vallée
prénom (état civil)Jules
professionFabricant chaîniste
initialesJ.V.
symbolesla lettre V gothique
n° de garantieC2276
n° de préfecture14642
date d'insculpation28 mars 1914
date de biffage25 juin 1942
lieu(x) d'activité75
Paris
adresse de l'atelier50 rue du Faubourg-du-Temple

Mon ami Pierre Weber me précise
C'est bien l'adresse et c'est bien la maison Vallée qui est un chainiste au départ , et Paul Galaska a repris l'entreprise en gardant la nom de Vallée ils faisait les montres joaillerie pour Vacheron et après ils ont travaillé pour Cartier, à mon époque il travaillait pour aussi pour Chaumet et Van Cleef   pour des bracelets et des chaines de grande qualité de travail.
L'atelier donnait dans la cour au 3 ème étage, il y avait en face dans la cour des bains douche...
Pierre..

Mais  ce serait plutot pour Alexandre Marchak, après guerre or ce poinçon a été biffé le 25-juin 1942
Il suffit de redemander à Pierre qui a connu et travaillé dans cette maison.

Je crois que à mon "époque" le poinçon était  établissement Vallée
J'ai trouvé ! E.StéV.
 une croche
Pierre..

Une fois de plus je regrette que les maisons de vente ne publient pas les poinçons de fabricants, cela éviterait des fraudes, car n importe qui peut souder une plaque avec un nom gravé.


1937 L exposition Marchak est présent


1937 Le figaro Marchak à l exposition universelle


1938 Madame Marchak cherche une femme de ménage, a voir le nombre d annonces passées, elle a eu du mal a trouver



J ai adressé cet article a Mr Gérard Seimbille qui est le petit fils de Alexandre Marchak, il m a fait la gentillesse de me répondre:
"Il s’agit bien de mon grand-père. Pour le prix du film, il faut savoir que mon grand-père a été pendant plusieurs années à Chamonix notamment pour y faire de la montagne. Il avait une caméra 16mm et a fait des films muets dont j’ai des copies que je dois faire numériser. L’un d’entre eux a déjà été numérisé. Il s’agit d’un film réalisé dans la propriété de l’un de ses frères dans les Yvelines. Dans les autres copies il doit y avoir des films de montagne. Il n’est donc pas anormal qu’on le retrouve bénéficiant d’un prix à Chamonix si j’en crois le document. Il a surtout fait de très nombreuses photos."





Ce fut à l'époque  une tres grosse affaire et ce Marschak  était bijoutier à Paris



Notre Marchak ne pouvait que démentir rapidement



1939 Marchak s'est toujours écrit de cette façon, d'ailleurs notre joaillier s'en défend



Voici un exemple de bijou  gravé A, Marchak Paris
Vendu par Fabian de Montjoye.http://www.fabiandemontjoye.com/


Ou bien cette gravure sur un bijou "Firebird" vendu par 1stdibs- https://www.1stdibs.com/


Coté face de ce bijou Firebird en vente chez 1stdibs


Sur ce bijou Firebird nous retrouvons le poinçon qui a été trouvé sur une bague d un de mes lecteurs
Mais je n'ai pas encore trouvé de qui est ce poinçon!



Ci-dessus et  dessous des plaques gravées  sur des bijoux 





Ce sont des exemples de gravure sur des bijoux, cela ne vaut pas certitude






Alexandre Marchak

Portrait d'Alexandre Marchak qui fit la renommée de Marchak à Paris, était né le 9 janvier 1892 à Kiev en Ukraine , il est décédé le 24-10-1975 à Paris a l' age de 83 ans 



Alexandre était franc maçon, et le 15-09-1941 il était noté sur la liste des dignitaires francs maçons, au journal Officiel. Il habitait exactement 6 rue Oswaldo Cruz.


Le 6 rue Oswaldo Cruz à Paris dont un des descendants d'Alexandre Marchak m'a ecrit:
"Oui, c’est bien cet immeuble. Passé l’entrée dans la rue, il y a plusieurs cages d’escaliers et une cour. J’avoue ne plus me souvenir exactement à quel étage mes grands-parents habitaient, je crois le 5ème en prenant la cage de gauche. Mes frères se souviennent peut-être."
" Un juif n’est jamais responsable de ses origines. Un franc-maçon l’est toujours de ses choix », répète le maréchal Pétain. Orchestrée par Vichy avec le soutien des Allemands, la répression contre les francs-maçons est redoutable. En 1945, la franc-maçonnerie sort brisée des années d’occupation."
Comme Alexandre était à la fois juif et franc maçon!!!!!
L’Etat français n’a guère qu’un mois d’existence lorsqu’il interdit la franc-maçonnerie. La loi du 13 août 1940 dissout les « sociétés secrètes » et, quelques jours plus tard, sont déclarées nulles les associations dites de la grande loge de France , et du grand orient en métropole et dans l’Empire. Quels sont les auteurs de cette loi ? A quelles motivations obéissent-ils ? L’ensemble du gouvernement du maréchal Pétain est associé à la décision puisque le projet de loi a été présenté au Conseil des ministres, à Vichy.



Ce bijou de Marchak a été revendu par la Maison Sotheby's qui le date de 1943, or Alexandre  et sa famille étaient réfugiés en Savoie et je tiens de l' un de ses descendants, il y a 2 jours, qu'ils habitaient pendant cette triste période à  Notre Dame de Bellecombe en Savoie a coté de Crest Voland  et Megeve
D ailleurs, le site de Macklowe Gallery: 
ecrit :
Les Marchak ont ​​passé la guerre en Savoie alors que le magasin parisien était pris en charge par un manager.

Je pense que la maison, ou, a été aryanisée, ou s'est organisée (a l instar des Van Cleef, et autres) pour eviter l aryanisation, car sur le site de la Shoah ci-dessous nous pouvons voir,

J ai retrouvé des livres restitués à Mr Marchak et d autres livres restitués à Daniel Marchak Medecin , de la même famille.



A propos de cette horrible période ou le Maréchal Pétain a couvert de nombreux faits et combines,
En 1942, on remet la médaille militaire a Léonide Marchak fils de Joachim, Leonide est le neveu d'Alexandre. Cet excellent sous officier qui va perdre une jambe  au combat pour la France.
Journal officiel de 1942


Et puis le même , a qui on confisque son immeuble en nommant un administrateur au pretexte qu il est juif.
Journal officiel de 1943





C'est un étui à cigarettes en or 750/1000°, donc fabriqué à Paris, argent et saphirs calibrés, que Christie's a mis en vente en 2004 à New York . Il faisait partie de l extraordinaire collection de la milliardaire américaine Doris Duke.



Doris Duke est l’unique enfant du milliardaire james Buchanan Duke(1856-1925), magnat de l'industrie du tabac et de sa seconde épouse, Nanaline Holt Inman.
Grande voyageuse, elle rapporte de ses expéditions des plantes et des éléments de décor pour créer de nombreux jardins à thèmes aux États-Unis, tout comme elle consacre une part importante de ses activités à la protection de la nature ainsi qu’à la sauvegarde de plus de 80 bâtiments historiques à Newport.

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, Doris Duke s’installe à Paris, où elle collabore à Harpers Bazar, Membre de la jet set, elle se marie deux fois : en 1935 avec le diplomate James H. R. Cromwell (1896-1990), dont elle divorce en 1943, et en 1947 avec le play-boy Porfirio Rubirosa (1909-1965), dont elle divorce en 1951. Elle n’a qu’un enfant, Arden (1940), une fille qui naît prématurée et ne vit que quelques heures. Maurice Chevalier avait annoncé qu'il allait l'epouser, mais.....
À la mort de Doris Duke, l’essentiel de sa fortune, estimée à 1,3 milliard de dollars, est légué à des œuvres de charité.

C'est au milieu des années 1940, 1946 je crois, qu'Alexandre Marchak a embauché le dessinateur Diringer et Jacques Verger comme vendeur.

Diringer s'appelait aussi Alexandre, d'après l'excellent Hans Nadelhoffer (le meilleur historien de Cartier) il était entré chez Cartier en 1910, à l âge de 17 ans puis il fut attaché à la section des montres en 1922. Puis il travailla pour Sterlé
En 1946 Verger devint un élément important de l affaire  et il voulut conquérir le marché américain, en exposant dans des appartements privés des hotels de la 5 eme avenue.




Marchak - Bague 'Guetty' - 
Guetty était l'épouse de Jacques Verger, Directeur de la Maison Marchak dans les Années 50, mais également, le Premier Mannequin du Couturier Balenciaga.


A partir des année 50, sous l' emprise de Jacques Verger la maison se developpe rapidement et finit avec son partenaire financier André Delanglade par racheter les actions d Alexandre Marchak . 
En 1957, à 65 ans Alexandre Marchak quitte l entreprise.




Avec des aigues marines sur or jaune 18k (750/1000°) uni ou en or gris 18k (750/1000°), sertis de diamants taillés en brillant retenant quatre lignes souples serties chacune de cinq poissons en saphir gravés ornés chacun d'un rubis, de diamants taillés en rose et de saphirs en serti clos
Signés Marchak 2380203 Pièce unique Haut. : 6,8 cm; poids brut 28,5 g



Bracelet composé de trois plaques à décors géométriques en émail noir et de trois plaques en émail bleu décorées de plaques de nacre ponctuées de fleurs de nacre , malachite, corail, lapis-lazuli, émeraudes et rubis, vers 1920, 18 cm., poids brut: 87,47 gr., monture en or jaune 18K (750), poinçons français
Signé A. Marchak pour Alexandre Marchak, no. 1477


Revendu par Sotheby ce bijou fabriqué avec des morceaux de chaines reflete le style d'Alexandre



BROCHE EMERAUDE, RUBIS, SAPHIR ET DIAMANTS, PAR MARCHAK
Figurant une tête d'oiseau, le bec serti d'une émeraude, l'œil formé d'un saphir poire en serti clos, le haut de la tête pavé de rubis, la gorge ornée de diamants, monture et platine, poinçons français, début des années 1960 Signée Marchak Paris, no. 23125A  Christie's

Collier en or 18 carats, platine, saphir et diamant, Marchak, FranceComposé de taille coussin et saphirs jaunes ovales pesant environ 160,00 carats, espacées par des saphirs bleus ronds et ovales, rassemblés au niveau des côtés avec des motifs en forme d' onde, serti de ronds et de diamants individuelles coupées pesant environ 7,00 carats, interne circonférence de 14½ pouces , signée Marchak Paris , avec des marques françaises d'essai et d'atelier ; vers 1950 . Sotheby's





Broche en rubis, turquoise et diamant, Marchak, années 50 Merveilleux chapeau en chaine colonne
Conçu comme une gerbe de gerbes de blé et de fleurs reposant sur un chapeau d'été noué avec un ruban, serti de rubis taillés circulaires, de cabochons turquoise et de diamants taille brillant, signé Marchak, numéroté, marque française.





Or 18 carats, pierre colorée, perle et broche en diamant, Marchak, Paris
Conçu comme un coffre aux trésors, serti de diamants ronds, rehaussé de rubis, de saphirs et d'émeraudes de différentes revendu par Sotheby's




Un antiquaire ami, Gorky, m'a adressé cette photo d une bague de Marchak , années 50 au centre un spinelle  Poinçon E.L. avec un point, je n ai pas trouvé ce poinçon


C'est un collier que j ai vu chez Christie's à Genève il n'est pas signé , mais est dans un ecrin Marchak
Le collier trois rangs avec perles turquoises graduées et perles de lapis-lazuli plus petites, centrant une plaque ovale en lapis-lazuli de motifs foliacés suspendus à trois glands de turquoise, le fermoir gravé panneau turquoise avec des accents émaux bleu, 46,0 cm, avec la marque de dosage française pour l'or.
Poinçon de fabricant de l' Atelier Cristofol.

Jacques Verger , de par ses relations aux Etats Unis , a pu obtenir la clientèle de Jacqueline Kennedy
mais aussi  le roi Hassan ll du Maroc.

En 1967 c'est Diringer qui prend sa retraite, reste Bertrand Degommier comme responsable artistique, Delanglade a vendu aussi ses parts à Jacques Verger.

En 1988 Jacques Verger qui n'a pas d héritier vends la boutique à la maison Daum, Bertrand Degommier n'est plus directeur artistique, a nouveau en 1989 il n'y a plus de  Maison  Marchak .

Descendance de Alexandre Marchak , Alexandre a eu deux filles,généalogie avec l autorisation de Mr  Gérard Sembeille





Pour la reprise du nom, Marchak,  je cite un passage de l histoire que m' a communiqué Madame De Blanchard

 "Si le magasin Marchak ferme définitivement ses portes en 1988, la renommée de la marque ne s’éteint pas. Collectionneurs, amateurs éclairés la suivent inlassablement dans les salles des ventes. Les objets poursuivent leur existence, toujours aussi aimés, toujours aussi admirés.

Quelques années plus tard, le docteur Marchak, petit-neveu d’Alexandre et fils de Grégoire, seul de sa génération avec son frère à porter le nom Marchak veut faire revivre la marque de son arrière grand-père. Il reprend contact avec Bertrand Degommier, qui continue à créer des modèles pour sa propre société, mais à qui manque l’esprit Marchak qu’il a développé pendant plus de vingt cinq ans, et avec Madame Dominique de Blanchard de la société Cristofol l’un des ateliers favoris de la maison Marchak depuis l’après-guerre."

Voir aussi:


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Rue de la Paix en 1923

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