mardi 15 mai 2018

Le Saché Georges, grand joaillier modeste

Georges Le Saché, issu d une famille d'artistes,  fut un grand joaillier, un vrai professionnel, il travailla dans l ombre de ses grands clients, comme Frédéric  Boucheron ou Tiffany.
Il ne se mit jamais en avant , il est donc difficile de connaître sa production qui fut pourtant très importante. La maison Boucheron de nos jours cite souvent ses collaborateurs ou ses ateliers fournisseurs, ce qui est une excellente chose, mais ce fait est rare, et si nous n'avions pas Boucheron et Henri Vever!!!!!


Travail sur ivoire , un encrier or et émail de G Le Saché en 1892
N oubliez pas de cliquer sur toutes les photos pour les agrandir

Remontons un peu dans le temps: Jean-Jacques Le Saché, grand père de Georges, né à Caen en 1789, exerçait la profession de graveur, lorsqu'il fut incorporé, en 1808, au 22e régiment de chasseurs à cheval.
Il prit part aux campagnes d'Allemagne en 1809, un passage à Gand lui permet d 'être remarqué. La ville de Gand, faisait alors partie de l'Empire français, le maire l'avait chargé d'exécuter une médaille commémorative d'une exposition de dessin. « Ce jeune militaire qui embellit ses loisirs par la culture des arts, s'est acquitté de cette tâche honorable d'une manière qui ne laisse rien à désirer, dit l'oracle de Bruxelles, quant à l'invention du sujet, à l'élégance et au fini de l'exécution. » Jean Jacques fit la guerre d'Espagne de 1810 à 1812, d' Allemagne en 1813 et de France en 1814, au cours desquelles il reçut de nombreuses blessures : coups de feu, coups de lance, coups de sabre, coups de baïonnette, pieds gelés, etc. Il se fit remarquer dans différents combats et fut proposé pour la croix « pour s'être distingué par des traits de courage et de bravoure « (voir le Carnet de là Sabretache, no 177, sept. 1907, p. 568).
Rentré dans la vie civile, Jean.Jacques Le Saché reprit sa profession de graveur en médaille à la monnaie de Paris.


1877 Le père de Georges



Plus précisément Émile Le Saché, dessinait des "chiffres" et des "armoiries"

Le père de Georges était Émile Le Saché, né en février 1817, à Paris 11 ème élève du Baron Gros, il dessinait bien, faisait de jolies aquarelles et avait un réel talent de graveur en taille-douce, avec un tempérament de véritable artiste. Son aversion pour le commerce était telle qu'il ne voulut jamais s'occuper des affaires de sa femme, qui était établie au Palais-Royal à l'enseigne de la Belle Ferronnière, où elle vendait de la menue bijouterie

Peinture de William Bouguereau


Georges Le Saché, né en 1849, se destinait aux Beaux-Arts. Il passa les premières années de son adolescence dans les ateliers de peinture, entre autres dans celui de Bouguereau, ce qui dut lui former le gout.
 Ses débuts dans une carrière qui lui plaisait faisaient déjà concevoir les plus légitimes espérances, quand ses parents, désirant pour lui un avenir plus assuré que ne semblait le promettre l'art du peintre à cette époque, l'envoyèrent en Allemagne en 1866. Il entra en qualité de dessinateur dans l'importante maison de bijouterie de Friedman, bien connue des producteurs français de ce temps, où il fit ses premières armes dans nos industries. (henri Vever)

Il avait l'intention de fréquenter l'École des Beaux-Arts de Paris, mais ses parents craignant que cette carrière ne fût trop instable et désirant quelque chose de plus sûr, l'envoyèrent en Allemagne en 1866 à l'âge de 17 ans.
Une fois  en Allemagne, il ne tarda pas à repartir, voyageant cette fois en Angleterre où il étudia et apprit le plus possible, appliquant ses connaissances du dessin et du design à une variété d'arts 
décoratifs. 

C'est à Londres que vint le surprendre la déclaration de guerre de 1870. A cette nouvelle, Le Saché rentre en France où son patriotisme l'appelle et, incorporé au Ier bataillon des mobiles de la Seine, fait bravement son devoir de soldat, du 9 septembre 1870 au 7 mars 1871.(d apres Vever)

Le plus tôt possible, il retourna à Londres où il resta encore une année jusqu'à ce qu'il s'installe finalement à Paris et trouve du travail en tant que dessinateur pour le bijoutier Lucien Falize. De 1872 à 1877

 

En mars 1877 une société est formée entre Baucheron, Guillain et Georges Le saché,  et le 24 mai 1877, Georges épouse la fille de Mr Baucheron , Louise Baucheron




Les témoins vont déclarer sur l honneur que le nom de Georges Lesaché sur son acte de naissance est une erreur et qu il se nomme bien Le Saché en deux parties.




Et sur l acte de mariage l'un des témoins est Prudent Fredéric Boucheron, Chevalier de la Légion d honneur, 42 ans  demeurant 19 rue de Valois(au Palais Royal)  et il est noté sur l acte de mariage comme étant un ami



Je pense que cette information concernant ce poinçon et  venant du ministère de la culture n'est pas exacte, en effet il n'y a aucune trace de la société Boucheron & Le Saché.
J ai demandé aux services du patrimoine de la maison Boucheron qui ne trouvent pas d informations sur ce poinçon. Je renvoie a l acte de mariage ci-dessus, le témoin de mariage était bien Frédéric Boucheron mais c'était le mariage de Le Saché avec la fille de Mr BAUCHERON

Ainsi diverses personnes citent par exemple:
 Après cinq années de formation et d'expérience, il a rejoint le cabinet Baucheron & Guillain, pour finalement reprendre l'activité qui a ensuite duré 30 ans. Comme l'a noté Henri Vever, il est devenu l'un des designers et créateurs les plus populaires de Paris, fournissant aux grandes entreprises, y compris Tiffany & Co.,

En 1877, il épousa la fille de Baucheron qui, associé avec Guillain, avait alors une des fabriques de bijouterie les plus réputées de l'époque, et il entra dans cette maison qu'il était destiné à reprendre.(Vever)

 Baucheron et Guillain ont travaillé pour les principales maisons de la capitale, entre autres pour Boucheron. C'étaient d'excellents joailliers, qui formèrent un grand nombre de bons ouvriers. Louis Baucheron (1826-1905), entra en apprentissage vers 1840, chez Marret et Jarry, et ne tarda pas, sous la direction de son père, qui y était chef d'atelier, à devenir très habile. Il s'établit en 1860 et s'associa à Guillain, qui sortait de la maison Deschamps.(Henri Vever)

Des exemples similaires d'ivoire sculpté par le Sache et vendus au détail par Tiffany & Co. sont illustrés dans Bejeweled par Tiffany 1837-1987, Clare Phillips, éditeur, p. 33. Georges le Sache a commencé sa carrière en collaborant avec Lucien Falize, puis a repris l'importante entreprise de fabrication de Baucheron & Guillain (Skinner)  

Et surtout:

Modification de la Société.en commandite BAUCHERON et GUÏLLAIN, fab. de bijouterie rue jean jacques Rousseau 65, devenue en nom "Collectif' BAUCHERON et LE SACHE, jusqu'au 1er janv. 1880., — A partir de cette époque, elle redeviendra en commandite LE SACHE et Cie: •<-- Acte du ter fév. 1877.(annonce judiciaire)

A propos de Baucheron: c'est lui qui inventa le système, si employé aujourd'hui, pour le montage des boutons d'oreilles « à clous » appliqués sur l'oreille et dans lequel la tige, après avoir traversé l'oreille, est introduite au centre d'un petit disque creux, où elle est maintenue par un cliquet ou ressort intérieur. Il prit, en 1868, un brevet pour ce système, que son chef d'atelier, nommé Traus, tenta de modifier pour prendre lui-même un autre brevet.



1879 

Epingle de cravate Buste de Jeune Homme de la Renaissance, fabriquée par Georges le Saché pour Boucheron émail peint sur or, monture or ajouré serti de quatre saphirs ronds (taille coussin)Archives Boucheron, livre de stock et livre client : livrée par Le Saché le 10 décembre 1879 ; vendue à madame de Lancey le 20 décembre 1879.Musée des Arts décoratifs Paris photo Jean ThLes lots 167(1), 168(2) et 169(3) constituent un rare ensemble de pièces en or émaillé, rubis, saphirs et ivoire réalisé par Georges Le Saché qui travailla pour Boucheron entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Celui-ci était connu pour la finesse de ses sculptures sur ivoire comme en témoignent les trois objets qui passent en vente dans les jours à venir et qui datent de 1892 et 1899. Ce sont des objets particulièrement étonnants et atypiques.






Le boîtier circulaire en ivoire sculpté, décoré de tulipes émaillées multicolores et de motifs floraux, le haut centré d'un cabochon rubis dans un cadre émaillé bleu, s'ouvrant pour révéler un compartiment contenant une plume en poudre avec un manche en ivoire sculpté, 1899, 5,5 cm , avec des marques de dosage françaises pour l'or
Signé  Boucheron Paris pour Frédéric Boucheron. Revendu par Christie's




Boîte d allumettes et cigarettes en or 8 carats, ivoire et émail, Georges Le Saché pour Tiffany & Co., France, avec une chaîne en or, France.
L'étui formé de deux segments d'ivoire sculpté à motifs foliacés et de petits fruits, surmonté de sections dorées de trèfle et de feuilles rehaussées d'émaux multicolores, signée Tiffany & Co., avec marque de fabricant pour Georges Le Saché et marques françaises; suspendu à une chaîne en filigrane d'or, longueur 60 pouces, avec des marques de dosage françaises; fin du 19ème siècle.
C'est une revente de Christie's , notons que pour Tiffany Le Saché a fabriqué l objet en 8 cts, a moins que la maison de vente ait fait une erreur avec 18cts ???



Ces objets de Le Saché sont datés entre 1880 et 1890




Cet objet est un allume cigare en ivoire or et émail fabriqué entre 1880 et 1895 par Georges Le Saché il est en ivoire or, et émail




Ceci est un manche d ombrelle, des matières merveilleuses mais surtout...le dessin, environ 1880 à 1899???




En 1881 dissolution de la société Baucheron et Le Saché, cette société qu il avait constituée avec son beau père en 1877


1885 Une paire de jumelles Le Saché, c'est son style!




Les mêmes jumelles revendues par la célèbre maison de Londres WARTSKI , mais la maison les date de 1880. http://www.wartski.com/




1885.  son poinçon, il est installé au 19 rue des Pyramides à Paris et le restera 35 ans



D'apres, la maison d'nchères Skinner,
Tabatière rare en ivoire  sculpté et saphir, de Georges le Sache, vendu par Tiffany & Co., France, 19ème siècle,motifs sculptés dans l ivoire et sertis de saphirs cabochons, montures en or 18 carats, , marque de fabricant LS pour le Sache  signés Tiffany & Co.
Note: Des exemples similaires d'ivoire sculpté par le Sache et vendus au détail par Tiffany & Co. sont illustrés dans Bejeweled par Tiffany 1837-1987, livre de Clare Phillips, 




1890 d'après Vever



Broche Joaillerie Georges Le Saché


Broche diamants brillant et émeraudes cabochons




L excellente maison Hancock's de Londres, très sérieuse sur les historiques des joailliers  a revendu cette très belle pièce
Pendentif Art Nouveau en or et émail de Georges Le Saché, vers 1900, magnifique pendentif et chaîne en or jaune 18 carats orné d'une figure sculptée en ivoire d'une nymphe nue debout sous des branches de glycines dans un cadre en or   Les boucles de cheveux flottantes autour d'elle et elle porte une seule fleur de glycine comme un collier.
De Georges Le Saché Période Art Nouveau vers 1900*






Accompagné d'une boîte en cuir marron  avec à l'intérieur  une plaque en métal est fixée dans l' écrin sur laquelle on peut lire 'LA FÉE AUX GLYCINES'







C'est une boite à épingles en Ivoire , à deux compartiments ouvrants, figure de femme à l antique en or, email blanc et noir.


1895? broche platine diamant et perle revendue par Dekker antiquaires à Amsterdam




En 1891 Georges Eugene le Saché a quarante et un ans, sa femme trente trois ans, ils ont un enfant , Jean Jacques Le Saché qui décédera le 21/7/1982 a 91 ans à Paris, nous le retrouverons plus tard dans cet article. 


En 1891 Georges Le Saché execute ce diadème pour Boucheron



Ce merveilleux travail d Ivoire  a été réalisée par Georges le Saché en Ivoire, or et pierres précieuses
C'est une boite à Billets de banque



Boite réalisée en 1893 pour Boucheron



Détails de la boite à billets de banque





1893 cette pièce en cristal de roche, or, email , pierres précieuses est de Georges Le Saché



Cette  montre Art Nouveau,  pendentif avec boîtier sur mesure et une broche est Signé Patek Philippe & Cie, Genève, mouvement no. 107'964, fabriqué en 1896 pour Georges le Saché
Cal. Mouvement à levier orné de 10 pi en nickel, compensateur bimétallique, enroulement de loups, cuvette à enclenchement avec émail bleu royal translucide sur fond moteur, cadran en émail blanc, chiffres arabes noirs, divisions minuscules de chemin de fer et cinq pièces or arabe divisions minuscules, boitier circulaire sur mesure, lunette décorative en relief et saphir, trèfle émaillé vert clair translucide et bordure à décor de diamants, fond ajouré orné d'un luth assis dans un paysage, rouleau en relief, cabochon rubis et émeraude en forme d'arc en forme de trèfle en émail vert émeraude, volute et translucide vert émail, émail vert clair et orange émaillé couronne en forme de fleur, broche en or ajourée, rubis et émeraude assortie représentant une femme tenant une fleur.




A l époque les patrons comme Le Saché ( 19 rue des pyramides) passaient une annonce pour trouver un apprenti, de nos jours les futurs apprentis doivent démarcher les patrons pour essayer de se faire embaucher. A l époque les parents payaient le Maître d'apprentissage, de nos jours c'est l inverse.
J en eu un , il y a ...des années que j avais pris à l essai, ce n'était pas merveilleux, mais quand au bout de dix jours , il me demanda la date de ses vacances, me dit qu il avait des droits, etc , je convoquais les parents pour mettre fin à la période d'essai.............


C'est la maison Christie's qui a revendu ce coffret d ivoire, d'émail et d'or
De forme rectangulaire, le couvercle à charnière en ivoire sculpté serti de huit cartouches d'oiseaux et de motifs foliacés, l'écrin représentant musiciens, danseurs et fleurs dans un cadre architectural, l'émail champlevé multicolore géométrique et la jante dorée, le poussoir cabochon rubis s'ouvrant pour révéler trois compartiments en ivoire, 1892, 7.7x3.6x1.8 cm, avec des marques de dosage françaises pour l'or
Signé FIC Boucheron pour Frédéric Boucheron, no. 31 mais fabriqué par Georges le Saché





Bouteille de Parfum réalisée pour Boucheron par Georges Le Saché
Conçu comme un flacon de parfum oblong sculpté en ivoire décoré de motifs foliacés, rehaussé de feuilles d'émail vert et bleu et de trèfles en rubis cabochon, rehaussé de cosses de saphir cabochon serties, 1892, 6,0 cm, avec des marques françaises pour l'or
Signé FIC Boucheron Paris pour Frédéric Boucheron, no. 285



C'est difficile d'écrire sur des gens comme Le Saché, car les maisons pour qui il a travaillé ne le citent pas. Autant la maison Boucheron a cité dans des livres écrits à leur demande sur Boucheron  les oeuvres de Le Saché en indiquant que c'est lui qui les avait conçues et fabriquées, autant Tiffany (du moins dans les livres qui lui sont consacrés) ne le cite pas et pourtant ces pièces ont été certainement fabriquées par Le Saché pour Tiffany.
Ci dessus un encrier, un sceau, et une boite d allumettes de la fin du XIX eme.




Grande Jardinière, fabriquée par G.Le Saché pour Boucheron



Flacon à Parfums fabriqué par G Le Saché pour Boucheron



1900 Le Saché  photo michelle Stewart


Merveilleux etui de Georges Le Sache pour Tiffany en or et émail


Le poinçon de Georges Le Saché


La marque de Tiffany's, ces photos m ont été gracieusement fournies par Heritage Auctions, maison de vente importante aux Etats unis: www.HA.com



1901 la revue de la Bijouterie Joaillerie relate  la remise de médaille a G.Le Saché


 

Robert le Saché, Fils de Georges



Bulletin de la société de Géographie Commerciale dont le saché était membre



1907 la maison était toujours au 19 rue des pyramides


1920 le poinçon de Le Saché Frères


La maison Christie qui l a revendu le date de 1921

Une boite en Ivoire , superbe travail.
Le corps rectangulaire en ivoire de section ovale, appliqué avec deux bandes dorées représentant des fleurs stylisées et un feuillage décoré d'émail noir, blanc, gris et vert pâle à la base d'onyx et couvercle à charnière 1921, 9,2 cm de haut, avec marque française
Signé Boucheron, Paris, avec la marque du fabricant pour Georges le Saché



Qui était marcel Le Saché ????


1932 dans les archives commerciales de France, les deux fils de Georges, Jean Jacques et Robert fondent une société installée au 19 rue des pyramides



Cette broche a été conçue par Georges et Jean entre 1937 et 1939. Destinée au marché, elle a été transportée à Genève et protégée pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a ensuite été conservée dans la famille et donnée à la mère des vendeurs, l'actrice Pamela Stirling. souvenir de son mariage  dans les années 1950.



Georges et Jean Le Sache,  émail noir surmontée d'un turban serti de grenat, de saphir, de turquoise et de perle avec un diamant. 
Cette broche était accompagné de documents que la maison de vente "Saleroom " a publié.



Papier de Jean Jacques Le Saché fils de Georges et photo de Georges le Saché agé


Papiers de Jean Jacques Le Saché


Un faire part de mariage de Jean Le Saché avec Genevieve Bessault


Ces dessins seraient de Georges Le Saché


Ceux ci aussi

D autres documents figuraient dans cette vente mais sans explications.






Les fils de Georges transfèrent la société au 15 rue de Castellane




Peu de choses sur Robert le Saché, il participa a de nombreuses ventes aux enchères pendant la deuxième guerre mondiale



1942 dans le journal Coemedia



Georges Le Saché était présent aux obsèques de son fils en 1943 "Journal Le Matin"



En 1950 son frère Jean est toujours installé au 15 rue de Castellane  comme expert.


En 1957 il est déclaré comme fabricant au 15 rue de Castellane

Il existe en effet une maison "Lesaché et guillemin" bijoutiers Joailliers dont le poinçon était  LS freres et une bobeche dans l Azur de 1999 c'est a dire le meme poinçon depuis 1920!!!!!

Des renseignements, des documents je suis preneur: richard.jeanjacques@gmail.com

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Rue de la Paix en 1923

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